L’opération de la coxarthrose, ou arthrose de la hanche, permet d’endiguer par une prothèse totale (PTH) l’usure irréversible du cartilage de l’articulation. Face à l’échec des traitements médicaux, cette solution est le moyen le plus efficace de rendre la fonction articulaire et de supprimer les douleurs chroniques.
La planification et l’optimisation avant l’opération de la hanche
La consultation pré-opératoire est l’étape n°1. A cette occasion, le chirurgien orthopédique prescrit des examens biologiques et des radiographies. Cela, afin de modéliser la pose de l’implant.
Parallèlement, une rééducation pré-opératoire peut être préconisée pour tonifier les muscles fessiers. Le but étant d’accélérer dans les meilleures conditions la récupération et l’autonomie dès le retour au domicile.
Opération de la hanche : quelle anesthésie ?
En amont de l’intervention proprement dite, l’anesthésiste et le chirurgien orthopédique déterminent s’il s’agira d’une anesthésie générale ou une rachi-anesthésie. Dans ce dernier cas, le but est d’insensibiliser uniquement la partie inférieure du corps.
Le déroulement de l’opération
Une fois cette étape franchie, le spécialiste procède à une incision cutanée. La localisation de cette ouverture dépend de la technique chirurgicale choisie pour préserver les tissus musculaires environnants.
Le cœur de la chirurgie et de la pose de la prothèse de hanche consiste par la suite à substituer des matériaux synthétiques aux surfaces osseuses endommagées.
Pour cela, le chirurgien orthopédique procède d’abord à la section de la tête fémorale usée. Ce retrait libère l’accès au cotyle, la partie creuse du bassin. À l’aide d’instruments de précision, le praticien prépare cette cavité pour y fixer une cupule métallique, laquelle servira de support au futur mouvement.
L’étape suivante se concentre sur le fémur. Le canal osseux est préparé pour recevoir une tige métallique dont la forme épouse l’anatomie fémorale. Au sommet de cette tige, le chirurgien orthopédique place une bille en céramique ou en alliage métallique. Ce nouvel ensemble s’emboîte dans la cupule du bassin, recréant une articulation artificielle de hanche mobile.
La fin de l’intervention
Avant de finaliser l’opération, le spécialiste réalise des tests de stabilité. Il mobilise la hanche dans plusieurs directions pour vérifier l’absence de conflit et s’assurer de l’équilibre des longueurs des deux membres.
Ces contrôles validés, le chirurgien orthopédique referme les différents plans tissulaires. L’intervention dure environ 1h et l’opération de la hanche peut dans certains cas, se dérouler en ambulatoire.
Quelle est la rééducation après une prothèse de hanche ?
Le transfert en salle de réveil marque le début de la phase de récupération. Ce moment permet de contrôler les constantes vitales et d’ajuster le traitement contre la douleur sous la supervision de l’équipe médicale.
La reprise de la marche s’effectue le jour même ou le lendemain, encouragée par le passage du chirurgien et l’aide d’un kinésithérapeute. Privilégiée aujourd’hui, cette reprise quasi immédiate réduit les risques de complications et entraîne une remise sur pied plus rapide. Et la marche constitue d’une manière générale la rééducation principale, sauf cas particuliers.
Conclusion
La pose d’une prothèse de hanche permet de tourner la page des douleurs chroniques liées à la coxarthrose. Grâce à l’expertise du chirurgien orthopédique et à l’évolution des matériaux, l’articulation retrouve une souplesse disparue. Le succès de cette démarche repose enfin sur la régularité des exercices de rééducation, indispensables pour stabiliser durablement le nouveau matériel et assurer sa pérennité.
