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Quand faut-il se faire opérer pour une arthrose du genou ?

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L’arthrose du genou, ou gonarthrose, est une pathologie dégénérative qui touche 65 % des plus de 65 ans selon l’Assurance maladie. Elle résulte de l’usure progressive du cartilage, entraînant douleurs, raideur et perte de mobilité. Si les traitements médicaux permettent initialement de limiter les symptômes, ils peuvent devenir insuffisants lorsque la dégradation articulaire s’aggrave. À ce stade, savoir quand se faire opérer pour une arthrose du genou est une question qui mérite d’être posée.

 

À quel âge peut commencer l’arthrose du genou ?

L’arthrose du genou est souvent perçue comme une maladie liée au vieillissement, mais elle peut en réalité apparaître bien plus tôt. Si la gonarthrose primitive survient en général après 60 ans, des formes secondaires se développent parfois dès 40 ou 50 ans. C’est le cas notamment en présence de prédispositions, comme une malformation des membres inférieurs, une instabilité ligamentaire ancienne, un surpoids, ou encore des séquelles de fracture.

De même, chez certains sportifs qui sollicitent beaucoup les genoux, des microtraumatismes répétés peuvent aussi favoriser une usure précoce du cartilage.

Il est donc important de ne pas réduire l’arthrose à une pathologie exclusivement « sénior » : les jeunes adultes présentant des douleurs articulaires persistantes, un blocage, une raideur ou un gonflement du genou doivent bénéficier d’un bilan orthopédique pour repérer une arthrose débutante et envisager des solutions adaptées.

 

Quand envisager une opération de l’arthrose du genou ?

Dans les formes débutantes d’arthrose du genou, la prise en charge repose sur 4 piliers en fonction du patient :

Ces mesures permettent de conserver un bon niveau de confort pendant plusieurs années. Lorsque les douleurs sont constantes, apparaissent même au repos ou la nuit, que la capacité à marcher diminue nettement et que l’autonomie est menacée, il est alors temps d’envisager la chirurgie.

La déformation visible du genou constitue un autre signe, voire l’urgence de l’intervention : le genu varum (« jambes arquées ») ou le genu valgum (« jambes en X ») témoignent en effet d’un désaxage progressif qui aggrave l’usure et peut entraîner des atteintes ligamentaires et méniscales secondaires.

 

Quelles interventions sont proposées ?

La prothèse totale de genou est l’intervention la plus pratiquée lorsque l’ensemble de l’articulation est atteint. Elle permet de :

Dans certains cas plus localisés, la pose d’une prothèse unicompartimentale, qui remplace seulement la zone usée, est possible, avec l’avantage de préserver les structures intactes.

Pour des patients plus jeunes, chez qui il est bien sûr souhaitable de repousser le moment de la prothèse, l’ostéotomie correctrice est une solution envisageable. Il s’agit dans ce cadre de réaligner le membre inférieur pour répartir différemment les charges articulaires, diminuant ainsi les contraintes sur la zone concernée par l’arthrose.

 

Conclusion

Comme pour toute intervention, la décision de recourir à la chirurgie à un âge donné est toujours le fruit d’un dialogue entre le patient, le chirurgien orthopédiste et l’équipe soignante. Elle prend dans tous les cas en compte l’intensité des symptômes, les attentes, l’âge évidemment, l’état général et le niveau d’activité physique.

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