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Comment soigner l’arthrose du genou (ou gonarthrose) ?

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La gonarthrose est une pathologie dégénérative et irréversible du cartilage articulaire qui engendre des douleurs progressives, de la raideur et une perte de mobilité. Savoir comment soigner une arthrose du genou débutante est alors essentiel, afin de préserver au mieux la fonction du genou, avant qu’une chirurgie prothétique ne soit envisagée.

 

L’arthrose du genou : comprendre l’usure pour mieux la traiter

La gonarthrose correspond à la destruction progressive du cartilage qui recouvre les surfaces articulaires du fémur et du tibia. Ce cartilage, qui permet normalement un glissement fluide des os l’un contre l’autre, s’amincit peu à peu. Les frictions osseuses augmentent, une inflammation locale s’installe et des excroissances osseuses (ostéophytes) peuvent se former.

Les symptômes d’un genou arthrosique apparaissent de manière insidieuse. La douleur est d’abord mécanique, majorée par l’effort (marche prolongée, escaliers, station debout) et calmée par le repos. Des crépitations, une raideur articulaire matinale et un gonflement occasionnel complètent fréquemment le tableau clinique. Aux stades avancés, la douleur peut devenir quasi constante et s’accompagner d’une déformation visible du genou.

Le diagnostic repose sur l’examen clinique, complété par des radiographies. Le praticien peut également prescrire une IRM pour évaluer l’état des ménisques et des structures environnantes, ou une analyse du liquide synovial afin d’écarter l’hypothèse d’une arthrite. C’est sur la base de ce bilan que la stratégie thérapeutique est définie, le défi étant de savoir reconnaître une gonarthrose débutante pour la soigner au plus vite.

 

Comment soigner l’arthrose du genou sans chirurgie ?

Avant toute considération chirurgicale, le Dr Thomas Stévignon privilégie les approches conservatrices pour soulager la douleur du genou. L’objectif est double pour bien soigner une arthrose du genou : réduire la douleur et maintenir la fonction articulaire le plus longtemps possible.

 

Soigner une arthrose du genou naturellement par kinésithérapie

Le mouvement physique encadré constitue le pilier du traitement de la gonarthrose. En effet, contrairement à une idée répandue, le repos prolongé n’est pas bénéfique pour une arthrose du genou. Le défaut d’exercice favorise la fonte musculaire et accentue l’instabilité de l’articulation. À l’inverse, des exercices adaptés pour l’arthrose du genou, axés sur le renforcement musculaire du quadriceps, les étirements et le travail de proprioception, contribuent à stabiliser le genou et à soulager la douleur.

La kinésithérapie du genou occupe donc un rôle central. Le Dr Stévignon recommande également la mise en place d’un protocole d’auto-rééducation sur-mesure. Ces exercices adaptés au profil de chaque patient aident à inscrire ces bénéfices dans la durée. Parmi les sports conseillés en cas de gonarthrose, la natation et le vélo restent des activités particulièrement indiquées puisqu’elles sollicitent l’articulation sans la surcharger. Faire du vélo avec une prothèse de genou est d’ailleurs conseillé en rééducation après chirurgie.

 

Hygiène de vie, alimentation et gestion du poids

Nombreux sont les patients qui recherchent un traitement naturel de la gonarthrose. Si le remède miracle de grand-mère contre l’arthrose du genou n’existe pas, certaines mesures hygiéno-diététiques ont toutefois un impact réel. La gestion du poids, en premier lieu, est déterminante. En effet, chaque kilo en excès augmente les contraintes mécaniques exercées sur le genou arthrosique. Par ailleurs, une alimentation anti-inflammatoire peut contribuer à soulager la douleur au genou sans médicament. On recommande alors une alimentation riche en oméga-3 et en légumes verts, et pauvre en graisses saturées,

Ces approches ne remplacent pas un suivi médical mais participent activement à la prise en charge globale de l’arthrose.

 

Injections d’acide hyaluronique au genou

Lorsque la gêne fonctionnelle résiste à la rééducation, des injections d’acide hyaluronique peuvent être proposées. Cette technique de viscosupplémentation vise à restaurer la lubrification naturelle de l’articulation en facilitant le glissement des surfaces articulaires. Elle permet d’atténuer significativement la symptomatologie chez certains patients, en particulier aux stades débutants à modérés de la gonarthrose.

 

Les solutions chirurgicales face à la gonarthrose

Il arrive que l’ensemble des mesures conservatrices ne suffise plus. Des douleurs persistantes, une gêne quotidienne importante ou une déformation progressive du membre inférieur peuvent alors conduire le chirurgien à proposer une intervention.

 

Arthroscopie et ostéotomie tibiale de valgisation OTV

Le choix de la procédure dépend étroitement du stade de dégradation cartilagineuse et du profil du patient. L’ostéotomie tibiale de valgisation consiste à réaxer chirurgicalement le tibia pour réduire les contraintes mécaniques. Cette chirurgie est indiquée uniquement sur les formes localisées de gonarthrose débutante, avec genu varum du patient jeune

 

La prothèse de genou : partielle ou totale

Lorsque la gonarthrose atteint un stade sévère, l’implant articulaire constitue la solution de référence. Selon l’étendue de l’atteinte, le Dr Thomas Stévignon peut orienter vers une prothèse unicompartimentale (PUC), qui ne remplace que la zone usée, ou vers une prothèse totale du genou (PTG). Cette étape dans le choix de la prothèse de genou est essentielle.

Dans le cas d’une prothèse totale de genou PTG, l’implant est généralement constitué de deux composants métalliques (en oxyde de zirconium, titane ou chrome-cobalt), un composant fémoral et un composant tibial, articulés par un insert en polyéthylène haute densité. Lors de la pose d’une prothèse PTG, le chirurgien accorde une attention particulière au contrôle de la balance ligamentaire. Cette étape minutieuse est indispensable pour garantir la congruence articulaire, la stabilité de l’implant et sa longévité.

La rééducation débute dès les premiers jours postopératoires afin de restaurer progressivement la mobilité et le renforcement musculaire du genou opéré. Sous ces conditions, la grande majorité des patients retrouvent un genou fonctionnel et indolore.

En définitive, savoir comment soigner l’arthrose du genou suppose toujours une démarche personnalisée. Le traitement le plus efficace est celui qui s’adapte au stade de la maladie, au mode de vie du patient et à ses attentes fonctionnelles. Une consultation spécialisée avec un spécialiste du genou permet de poser un diagnostic précis et de définir la stratégie thérapeutique la mieux adaptée à chaque situation. Cette approche sur mesure limite les risques d’une PTG ratée et permet de viser un taux d’invalidité après prothèse du genou le plus bas possible.

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