Prothèse totale du genou : technique chirurgicale

par | 14 mars 2024

Cette actualité appartient aux catégories suivantes : Prothèse du genou

La prothèse totale du genou vise à remplacer une articulation défaillante, en particulier pour soulager une arthrose de genou (gonarthrose) avancée, touchant les 3 compartiments articulaires, fémoro tibial médial, fémoro tibial latéral et fémoro patellaire. La technique chirurgicale d’une pose de prothèse totale du genou (PTG) nécessite une grande rigueur, pour retrouver une articulation la plus souple possible, la moindre douloureuse possible et avec un équilibrage ligamentaire le plus juste possible.

 

Prothèse totale du genou PTG : quelle technique en anesthésie ?

 

Avant toute pose de prothèse totale du genou, le chirurgien orthopédique prescrit une consultation avec le médecin anesthésiste.

Légalement, elle doit avoir lieu au moins 48 h avant l’opération du genou.

Un examen sanguin est généralement nécessaire, pour vérifier les principaux paramètres biochimiques et hématologiques.

Un bilan cardiologique est également nécessaire pour s’assurer du fonctionnement de la pompe cardiaque au moment de l’acte chirurgical.

Un bilan dentaire avec panoramique dentaire sera demandé afin d’éliminer la présence de tout foyer infectieux bucco-dentaire.

Selon la technique chirurgicale choisie pour cette pose de la prothèse de genou, deux types d’anesthésie sont possibles :

  • Une anesthésie générale de courte durée, où le patient ne conserve aucune vigilance.
  • Une anesthésie loco-régionale de type rachianesthésie ou péridurale : le patient reste en partie vigile, sans ressentir la moindre douleur.

Pour garantir un confort maximal, le champ opératoire est généralement dissimulé, tandis qu’un casque de musique permet d’échapper à l’ambiance sonore du bloc opératoire, pouvant être ressentie comme stressante pour un patient se faisant opérer du genou.

Le choix l’anesthésie dépend de l’état de santé du patient et de la technique retenue par le chirurgien orthopédique.

 

Choix de la meilleure prothèse de genou selon les objectifs

 

Une prothèse totale du genou PTG comprend deux parties métalliques (en oxyde de zirconium, en titane ou en chrome-cobalt) : un insert fémoral et un tibial.

Ces matériaux métalliques s’articulent ensemble à l’aide d’un insert en polyéthylène haute densité, fixe ou mobile selon le type de prothèse PTG.

En face de l’insert métallique fémoral, on met en place un implant patellaire en poly éthylène en lieu et place de l’ancien cartilage abimé qui est préalablement retiré.

Pour mieux répartir les contraintes mécaniques, notamment sur une reprise de prothèse, la PTG comprend parfois des quilles d’extension se logeant dans le fémur ou le tibia : elles assurent une meilleure fixation.

Enfin, la prothèse totale du genou peut être recouverte de ciment chirurgical type PPMA ou d’hydroxyapatite, un élément minéral constitutif du tissu osseux.

 

PTG : les grandes étapes du déroulement de l’opération du genou

 

Après la première consultation, le chirurgien orthopédique remet à son patient différents documents pour obtenir son consentement éclairé, la technique opératoire et autres informations complémentaires sont disponibles sur le site internet www.drstevignon.fr.

Le jour de l’opération du genou, après nettoyage et désinfection de la voie d’abord, le patient est installé en décubitus dorsal, avec la cuisse appuyée sur un support pour mieux la mobiliser.

Cette intervention ne peut pas s’effectuer sous arthroscopie du genou, car le chirurgien du genou doit bénéficier d’un large accès articulaire à ciel ouvert.

Il réalise pour cela une incision d’environ 12 cm par voie antérieure, permettant d’accéder à l’articulation et de traiter les différentes lésions de la gonarthrose.

Pour une prothèse totale de genou, les surfaces articulaires érodées sont retirées en interne, en externe et en patellaire (rotule). Les coupes osseuses sont réalisées de manière très précise, pour préparer la pose de l’implant, parfois avec une assistance numérique pour le positionnement.

C’est une étape minutieuse pour tout bon chirurgien orthopédique, avec un contrôle minutieux de la balance ligamentaire pour s’assurer d’une congruence articulaire parfaite avec stabilité latérale et frontale optimale.

La prothèse est alors fixée avec du ciment chirurgical (PTG cimentée) ou par impaction dans l’os (prothèse totale du genou non cimentée).

Une fois la prothèse parfaitement en place, le chirurgien referme la plaie opératoire, avec parfois pose d’un drain pour éviter toute collection liquidienne.

La durée d’une pose de prothèse totale de genou tourne autour de 80 mn en moyenne.

Cette chirurgie de prothèse totale du genou s’accompagne souvent d’une injection d’anesthésique local final, quelle que soit la technique chirurgicale choisie, pour assurer un confort post-opératoire sans douleurs au genou (gonalgies).

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