La pose d’une prothèse totale du genou est une opération courante, qui nécessite cependant un suivi opératoire permettant une reconstruction optimale. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, ce suivi débute dès les premières heures après l’intervention et se prolonge plusieurs mois. L’objectif étant une récupération de la mobilité du genou et un retour à l’autonomie le plus fluide possible.
Amorcer le mouvement juste après la pose d’une prothèse totale du genou
Après l’intervention, le patient est installé en salle de réveil. La priorité à ce stade pour le chirurgien et l’équipe médicale est de contrôler la douleur à l’aide de traitements adaptés – antalgiques, anti-inflammatoires, voire anesthésies loco-régionales. Cette étape est fondamentale pour permettre une mobilisation rapide du genou, parfois dès le jour même. Mais tout dépend de l’état général du patient.
Ainsi, lorsque cela est envisageable, l’équipe de soins, en lien avec le chirurgien orthopédiste, engage un protocole de mobilisation précoce appelé « fast-track ». Se mettre debout, s’asseoir, faire quelques pas avec un appui sécurisé… Ces gestes simples, guidés par un kinésithérapeute, sont les premières étapes d’une récupération réussie.
Hospitalisation classique ou chirurgie ambulatoire ?
Dans la majorité des cas, la pose d’une prothèse totale du genou entraîne une hospitalisation de courte durée, en moyenne entre 3 et 5 jours. Mais pour certains patients, il est aujourd’hui possible de proposer une prothèse totale du genou en ambulatoire. Autrement dit, le patient rentre chez lui le soir même, avec un protocole de soins.
Rééducation après la pose d’une prothèse du genou
Les suites opératoires d’une prothèse totale du genou passent inévitablement par une rééducation encadrée. Elle commence dès l’hospitalisation et se poursuit plusieurs semaines, en cabinet de kinésithérapie ou à domicile selon les cas.
Les objectifs étant de :
- Restaurer l’amplitude articulaire du genou
- Renforcer les muscles
- Stabiliser la marche
- Prévenir les raideurs
Pour toutes ces raisons, le rôle actif du patient dans les exercices proposés est indispensable afin de garantir le succès à long terme de l’intervention.
Surveillance et prévention des complications post-prothèse totale du genou
Même si la pose d’une prothèse totale du genou suit des protocoles chirurgicaux bien établis, le suivi post-opératoire ne s’arrête pas aux premières semaines. À moyen et long terme sont prévues des consultations régulières auprès du chirurgien orthopédique pour évaluer l’évolution de la prothèse, contrôler la stabilité de l’implant et vérifier l’absence de complications tardives.
Parmi les points de vigilance, le médecin surveille en priorité :
- Les douleurs persistantes ou nouvelles, qui peuvent signaler un descellement ou une inflammation articulaire
- La mobilité du genou, pour détecter toute perte d’amplitude ou apparition de raideur
- Les signes d’infection, même discrets, qui peuvent apparaître plusieurs mois après l’intervention (rougeur, chaleur locale, fièvre inexpliquée)
- Le positionnement de la prothèse, par des examens d’imagerie à intervalles réguliers.
Conclusion
Comme pour toute opération orthopédique, la pose d’une prothèse totale du genou ne s’arrête pas au bloc opératoire. Elle s’inscrit dans un parcours de soins complet, afin de restaurer dans les meilleures conditions le confort de l’articulation et la mobilité globale des jambes.