Arthrose du genou ou gonarthrose
Sommaire
L’articulation du genou est complexe, sollicitée en permanence au repos comme en mouvement, ce qui explique la fréquence de ses atteintes dégénératives. Sa prise en charge repose sur une démarche globale et progressive, associant mesures hygiéno-diététiques, traitement médical, rééducation et, lorsque cela s’avère nécessaire, chirurgie. Comprendre les causes, les symptômes et les options thérapeutiques de l’arthrose du genou permet au patient de participer activement à sa prise en charge et de préserver au mieux sa qualité de vie.
Définition de la gonarthrose ou arthrose du genou
La gonarthrose désigne spécifiquement l’arthrose du genou, c’est-à-dire une usure progressive du cartilage articulaire qui recouvre les extrémités osseuses de cette articulation. Le cartilage, dont le rôle est d’amortir les contraintes mécaniques et de permettre un glissement fluide entre les surfaces osseuses, perd progressivement son épaisseur et ses propriétés fonctionnelles. En réponse à cette dégradation, le tissu osseux sous-jacent réagit en formant des proliférations appelées ostéophytes (communément désignés sous le terme de « becs de perroquet »), qui finissent par altérer la mécanique articulaire.
L’articulation du genou réunit trois compartiments : le compartiment fémoro-tibial interne, le compartiment fémoro-tibial externe et le compartiment fémoro-patellaire (entre le fémur et la rotule). L’arthrose peut toucher un seul de ces compartiments ou les trois simultanément, on parle alors d’arthrose fémoro-tibio-patellaire. Le terme « gonarthrose du genou » est en soi redondant, puisque « gon- » désigne déjà le genou en grec.
L’articulation géniculée étant sollicitée en permanence, que ce soit en position debout, à la marche ou lors de la montée des escaliers, une gonarthrose devient progressivement handicapante. Elle est bilatérale dans environ deux cas sur trois, ce qui signifie que la douleur se manifeste alors sur les deux côtés.
Causes et facteurs de risque de l’arthrose du genou
L’arthrose du genou résulte principalement de causes mécaniques qui accélèrent l’usure du cartilage articulaire. Ce processus dégénératif se caractérise par une évolution lente, avec souvent l’addition de contraintes répétées et itératives sur l’articulation.

Causes mécaniques de la gonarthrose
Les causes de l’arthrose du genou sont globalement mécaniques, exerçant une pression excessive sur le cartilage et accélérant sa dégradation. On distingue deux catégories principales :
- Causes constitutives, liées à une malformation du genou ou du membre inférieur : défaut d’axe des jambes en varus (jambes arquées vers l’extérieur) ou en valgus (genoux rapprochés vers l’intérieur). Ces anomalies d’axe entraînent une répartition inégale des contraintes sur le cartilage, favorisant une usure précoce d’un compartiment par rapport à l’autre.
- Causes acquises : défaut de posture, sollicitation excessive et répétée de l’articulation, le plus souvent à travers des micro-traumatismes itératifs. Les séquelles de traumatismes antérieurs, comme une rupture des ligaments croisés, une luxation de la rotule chronique ou des lésions méniscales, constituent également des causes fréquentes de gonarthrose précoce, car elles modifient la biomécanique articulaire de façon durable.

Facteurs de risques de la gonarthrose du genou
Au-delà des causes mécaniques directes, plusieurs facteurs de risque favorisent le développement et l’aggravation de la gonarthrose :
- L’âge : la gonarthrose est fréquente après 65 ans, en raison du vieillissement naturel du cartilage et de la diminution de ses capacités de régénération.
- Le sexe : les femmes présentent plus souvent des symptômes d’arthrose du genou, en particulier après la ménopause, en lien probable avec les modifications hormonales.
- La surcharge pondérale : chaque kilogramme de poids corporel en excès amplifie les contraintes exercées sur le cartilage du genou. Le lien entre perte de poids et gonarthrose est aujourd’hui bien établi, la réduction pondérale constituant l’un des leviers thérapeutiques les plus efficaces pour ralentir l’évolution de la maladie.
- Le mode de vie et le sport : la pratique de sports à impact ou à pivot (football, rugby, ski) expose le genou à des contraintes mécaniques élevées et à des traumatismes qui favorisent l’apparition d’une arthrose secondaire.
- L’activité professionnelle : les métiers impliquant le port de charges lourdes, des postures prolongées à genoux ou accroupies (carreleur, plombier, BTP) constituent des facteurs de risque reconnus. La gonarthrose peut être reconnue comme maladie professionnelle, avec le calcul d’un taux d’invalidité correspondant.
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Symptômes de l’arthrose du genou (gonarthrose)
Les principaux symptômes de la gonarthrose sont la douleur mécanique du genou (gonalgie), la raideur articulaire et la limitation progressive des mouvements. L’arthrose du genou peut évoluer à bas bruit sur des mois ou des années avant de devenir symptomatique, ce qui explique un diagnostic souvent retardé. Savoir identifier une gonarthrose débutante permet d’engager une prise en charge précoce et d’en ralentir la progression.

Douleur du genou et gonalgie
La gonalgie, c’est-à-dire la douleur du genou, constitue le symptôme principal de l’arthrose. Elle est de nature mécanique, ce qui signifie qu’elle est déclenchée ou aggravée par l’utilisation de l’articulation et soulagée par le repos.
Une douleur du genou liée à la gonarthrose s’avère souvent plus marquée à froid après une période d’inactivité, notamment au réveil, avec un phénomène de « dérouillage matinal » qui dure quelques minutes, et à l’effort après une sollicitation prolongée. La douleur du genou à la marche et dans les escaliers est particulièrement fréquente et constitue souvent le premier motif de consultation.
Il n’est pas rare que cette gonalgie évolue par cycles, sous forme de crises d’arthrose du genou dont la durée varie de quelques heures à quelques jours. Différents facteurs, intrinsèques et extrinsèques (hygrométrie, température, intensité de l’activité physique), influencent la survenue et l’intensité de ces crises. En cas de gonarthrose fémoro-tibiale, la douleur est souvent diffuse, tandis qu’elle est plutôt antérieure dans les atteintes fémoro-patellaires.

Raideur articulaire et blocage du genou
Le développement des ostéophytes et l’épaississement capsulaire finissent par diminuer la mobilité articulaire, avec une ankylose progressive et un blocage partiel du genou. Le patient peut ressentir des craquements articulaires, une sensation de genou coincé et une difficulté croissante à fléchir ou à étendre complètement le membre.
Par ailleurs, un gonflement du genou (épanchement articulaire) peut survenir lors des poussées inflammatoires, traduisant une réaction de la membrane synoviale à la dégradation du cartilage. Ces épisodes, parfois récidivants, accentuent la douleur et la limitation fonctionnelle.
Stades évolutifs de l’arthrose du genou
L’arthrose du genou évolue de manière progressive et irréversible. La classification radiologique de Kellgren-Lawrence, qui est le standard international utilisé pour évaluer la sévérité d’une gonarthrose, distingue quatre stades de la gonarthrose en fonction des lésions visibles sur la radiographie. Cette classification guide le choix thérapeutique.
|
Stade |
Description radiologique |
Retentissement clinique |
|
Stade 1 |
Pincement articulaire douteux, ostéophytes possibles |
Gêne occasionnelle, douleur intermittente |
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Stade 2 |
Pincement articulaire débutant, ostéophytes nets |
Douleur plus fréquente, raideur matinale |
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Stade 3 |
Pincement articulaire marqué, ostéophytes multiples, sclérose sous-chondrale |
Douleur quotidienne, limitation fonctionnelle significative |
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Stade 4 |
Pincement majeur, ostéophytose sévère, déformation des extrémités osseuses |
Douleur permanente, handicap fonctionnel majeur |
Il est important de souligner qu’il n’existe pas toujours de corrélation stricte entre le stade radiologique et l’intensité des symptômes ressentis par le patient. Certaines gonarthroses radiologiquement avancées restent peu douloureuses, tandis que d’autres, d’apparence modérée, entraînent une gêne fonctionnelle importante.
Diagnostic de la gonarthrose
Le diagnostic de l’arthrose du genou repose sur l’examen clinique et la radiographie standard, qui met en évidence un pincement articulaire et la présence d’ostéophytes. Toutefois, ce diagnostic s’avère souvent tardif, car les symptômes ne s’expriment qu’après une évolution de plusieurs mois, voire de plusieurs années.

Examen clinique
Après le recueil des antécédents (traumatismes, activité physique, profession, évolution de la douleur), le praticien examine le genou au repos, en appréciant une éventuelle déformation (varus, valgus, épanchement), puis en le mobilisant pour évaluer la douleur, l’amplitude articulaire et la stabilité ligamentaire.
Si le médecin généraliste est parfaitement capable de pratiquer cet examen et de prescrire les examens complémentaires nécessaires, le recours à un chirurgien spécialiste de la chirurgie du genou apporte une expertise supplémentaire. Ce dernier peut en effet apprécier finement la dynamique articulaire, grâce à sa connaissance anatomique précise et à son expérience quotidienne de cette pathologie.

Examens d'imagerie médicale
La radiographie standard du genou constitue l’examen de référence. Bien que le cartilage articulaire sain soit radio-transparent, les signes indirects de l’arthrose sont clairement identifiables : pincement de l’interligne articulaire (traduisant une diminution de l’épaisseur du cartilage) et apparition d’ostéophytes sur le fémur, la patella ou les plateaux tibiaux.
Le radiologue examine avec précision les trois compartiments du genou (fémoro-tibial interne, fémoro-patellaire et fémoro-tibial externe), de face et de profil. L’analyse de ces clichés permet de classer la gonarthrose selon les stades de Kellgren-Lawrence évoqués précédemment.
Des lésions secondaires, comme des fragments méniscaux libres articulaires (corps étrangers du genou) ou une calcification des ménisques (chondrocalcinose), sont parfois également observées sur ces clichés.

Examens complémentaires et diagnostic différentiel
En cas de doute diagnostique, le spécialiste du genou peut demander des examens supplémentaires :
- Analyse du liquide synovial : une ponction articulaire permet d’exclure une arthrite inflammatoire ou infectieuse du genou, dont la prise en charge diffère radicalement de celle de l’arthrose.
- IRM du genou : cet examen est utile pour évaluer l’état des ménisques, des ligaments et du cartilage articulaire avec davantage de précision, notamment en cas de suspicion de lésion associée.
Quand consulter un spécialiste pour une arthrose du genou ?
Certains signes doivent inciter à consulter un chirurgien orthopédiste spécialisé dans la pathologie du genou. En présence de l’un des éléments suivants, une évaluation spécialisée est recommandée :
- Douleur du genou persistante au-delà de plusieurs semaines malgré un traitement antalgique de première intention.
- Douleur nocturne perturbant le sommeil.
- Gonflement répété ou épanchement récidivant du genou.
- Blocage articulaire ou sensation d’instabilité.
- Retentissement significatif sur la marche, la montée des escaliers ou les activités quotidiennes.
- Échec du traitement médical et de la rééducation après plusieurs mois de prise en charge bien conduite.
Une consultation spécialisée permet de confirmer le diagnostic, de préciser le stade d’évolution de la gonarthrose et de proposer une stratégie thérapeutique adaptée à chaque situation, dans le cadre d’un parcours de soins structuré. Le Dr Stévignon, chirurgien orthopédiste spécialisé dans la chirurgie du genou, propose une prise en charge personnalisée, du traitement médical à la chirurgie prothétique si nécessaire.
Traitement médical de l’arthrose du genou
Le traitement de première intention de l’arthrose du genou repose sur des mesures non médicamenteuses associées à un traitement médical symptomatique. Les lésions d’arthrose étant irréversibles, il n’existe pas de traitement unique ni de remède miracle : chaque prise en charge est individualisée selon le stade de la maladie, l’intensité des symptômes et le profil du patient.

Mesures hygiéno-diététiques : perte de poids et activité physique
Les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) placent les mesures hygiéno-diététiques au premier rang du traitement de la gonarthrose. Deux axes sont prioritaires :
- La perte de poids en cas de surcharge pondérale : chaque kilogramme perdu réduit significativement les contraintes mécaniques exercées sur le cartilage du genou. Le lien entre perte de poids et gonarthrose est solidement établi, la réduction pondérale étant associée à une diminution de la douleur et à un ralentissement de la progression de l’arthrose.
- Le maintien d’une activité physique adaptée : contrairement à une idée reçue, l’immobilité aggrave l’arthrose du genou. Le mouvement permet de « nourrir » le cartilage par le biais du liquide synovial et de maintenir la force des muscles stabilisateurs du genou (quadriceps, ischio-jambiers). Les activités à faible impact comme le vélo, la natation et la marche sur terrain plat sont particulièrement recommandées.

Traitement médicamenteux de la gonarthrose
Le traitement médicamenteux vise à soulager la douleur et à contrôler les poussées inflammatoires. Il repose sur les antalgiques de palier I (paracétamol) en première intention, et sur les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) en cas de poussée douloureuse ou d’épanchement articulaire, prescrits par cures courtes en raison de leurs effets indésirables potentiels.
Ces traitements sont symptomatiques et ne modifient pas l’évolution structurale de l’arthrose. Ils s’inscrivent dans une stratégie globale et ne doivent pas être utilisés de façon isolée.

Infiltrations du genou : acide hyaluronique, corticoïdes et PRP
Les infiltrations intra-articulaires constituent une option thérapeutique complémentaire lorsque le traitement par voie orale ne suffit pas à soulager la douleur. Trois types d’infiltrations sont aujourd’hui proposés :
- L’infiltration de corticoïdes : elle permet de soulager rapidement la douleur et l’inflammation en cas de poussée aiguë de gonarthrose, notamment lorsqu’un épanchement articulaire est présent. Son effet est puissant mais temporaire.
- L’infiltration d’acide hyaluronique (viscosupplémentation) : cette technique vise à restaurer la lubrification naturelle de l’articulation géniculée. L’acide hyaluronique agit comme un gel lubrifiant mécanique, améliorant la viscosité du liquide synovial et réduisant les frottements entre les surfaces articulaires.
- L’infiltration de PRP (Plasma Riche en Plaquettes) : cette technique de médecine régénérative consiste à injecter dans l’articulation le plasma concentré en plaquettes du patient, obtenu à partir d’une prise de sang. Les facteurs de croissance plaquettaires visent à réduire l’inflammation locale et à stimuler les processus de réparation tissulaire.
Le choix entre ces différentes infiltrations dépend du stade de la gonarthrose, de la présence ou non d’un épanchement et du profil du patient. Cette décision relève du praticien, au cas par cas.

Kinésithérapie et exercices pour la gonarthrose
La rééducation par un kinésithérapeute constitue un pilier essentiel du traitement conservateur de l’arthrose du genou. Les exercices de kinésithérapie pour la gonarthrose visent plusieurs objectifs complémentaires : renforcer la musculature péri-articulaire (quadriceps, ischio-jambiers), assouplir l’articulation, calmer la douleur et préserver l’amplitude articulaire.
Un protocole sur mesure et évolutif est prescrit pour chaque patient, comprenant des exercices d’auto-rééducation à réaliser quotidiennement au domicile. Le renforcement musculaire, en particulier celui du quadriceps, améliore la stabilité du genou et réduit les contraintes exercées sur le cartilage. La régularité de ces exercices conditionne en grande partie l’efficacité du traitement.
Traitement chirurgical de la gonarthrose
La chirurgie est envisagée en cas d’échec du traitement médical et fonctionnel bien conduit, en présence de douleurs persistantes et d’une gêne fonctionnelle marquée retentissant sur la qualité de vie. Le moment opportun pour se faire opérer d’une arthrose du genou se discute avec le chirurgien orthopédiste, en fonction du stade de l’arthrose, de l’étendue des lésions et du profil du patient.

Arthroscopie et arthrolyse du genou
Sur une lésion isolée, une arthrolyse sous arthroscopie du genou permet de nettoyer l’articulation et de la libérer. Ce geste mini-invasif consiste à retirer les corps étrangers intra-articulaires, à régulariser les lésions méniscales associées et à sectionner les adhérences capsulaires limitant la mobilité. L’arthroscopie est particulièrement indiquée dans les stades modérés, lorsqu’un facteur mécanique identifiable (fragment libre, lésion méniscale) contribue à la symptomatologie.

Ostéotomie tibiale de valgisation
Sur une usure modérée du cartilage articulaire, localisée au compartiment fémoro-tibial interne chez un patient présentant un axe en varus, une ostéotomie tibiale de valgisation (OTV) permet de rééquilibrer les forces de pression s’exerçant sur le genou. En modifiant l’axe mécanique du membre inférieur, cette intervention décharge le compartiment usé et reporte les contraintes vers le compartiment sain, ce qui ralentit la progression de l’arthrose et repousse la nécessité d’une prothèse.

Prothèse de genou : PTG et PUC
Sur une arthrose du genou avancée avec ostéophytose sévère et destruction cartilagineuse étendue, le chirurgien peut proposer une prothèse de genou. Deux options sont possibles :
- La prothèse totale du genou (PTG) : elle remplace l’ensemble des surfaces articulaires usées et est indiquée lorsque l’arthrose touche plusieurs compartiments du genou.
- La prothèse unicompartimentale (PUC) ou prothèse partielle : elle ne remplace que le compartiment atteint, préservant ainsi les structures saines. Cette option, moins invasive, est réservée aux gonarthroses localisées à un seul compartiment.
Ces interventions s’inscrivent dans le cadre d’une chirurgie prothétique moderne et de protocoles de Récupération Rapide Après Chirurgie (RRAC), qui permettent de réduire les douleurs post-opératoires, de limiter la durée d’hospitalisation et d’accélérer le retour à l’autonomie. La récupération après une prothèse de genou dépend de la rigueur de la rééducation post-opératoire, qui débute dès le premier jour suivant l’intervention, et de la motivation du patient.
Le choix entre PTG et PUC nécessite un avis de spécialiste, disposant d’une connaissance clinique approfondie de la gonarthrose et d’une expérience chirurgicale solide de l’articulation fémoro-tibio-patellaire.
Vivre avec une arthrose du genou au quotidien
L’arthrose du genou est une pathologie chronique qui nécessite une adaptation du mode de vie. Au-delà du traitement médical et chirurgical, plusieurs mesures contribuent à préserver la mobilité articulaire et à améliorer le confort quotidien du patient.

Sport conseillé avec une arthrose du genou
Le maintien d’une activité physique régulière est non seulement possible mais recommandé en cas de gonarthrose, en dehors des poussées inflammatoires aiguës. Le choix du sport doit cependant être adapté pour limiter les contraintes excessives sur l’articulation :
- Sports recommandés : natation, aquagym, vélo (d’appartement ou de route sur terrain plat), marche modérée, yoga et pilates adaptés. Ces activités renforcent la musculature péri-articulaire tout en préservant le cartilage.
- Sports à limiter ou à éviter : les activités à impact (course sur route, saut) et les sports à pivot (football, ski, tennis en compétition) génèrent des contraintes mécaniques élevées sur le cartilage du genou et exposent à un risque de poussée douloureuse ou de traumatisme surajouté.
L’adaptation de l’activité sportive doit être discutée avec le praticien en fonction du stade de la gonarthrose et du retentissement fonctionnel.

Genouillère et aides au quotidien
Le port d’une genouillère pour arthrose peut constituer un complément utile dans la prise en charge au quotidien. Les genouillères de contention ou les orthèses articulées procurent un soutien mécanique, améliorent la proprioception (la perception de la position du genou dans l’espace) et apportent un sentiment de sécurité lors de la marche ou des activités physiques. Leur intérêt est surtout symptomatique et doit être évalué au cas par cas par le praticien.
D’autres mesures simples contribuent à limiter les contraintes sur le genou au quotidien : éviter les stations prolongées debout ou à genoux, utiliser une canne du côté opposé au genou douloureux si nécessaire, privilégier les chaussures à semelles amortissantes et adapter son environnement (rampe d’escalier, siège surélevé).
Questions fréquentes sur l’arthrose du genou

Peut-on guérir d'une arthrose du genou ?
Non, les lésions cartilagineuses de l’arthrose sont irréversibles. Il n’existe pas de traitement permettant de régénérer le cartilage détruit. En revanche, une prise en charge adaptée permet de soulager durablement les symptômes, de ralentir la progression de la maladie et de préserver la fonction articulaire. Dans les stades avancés, la mise en place d’une prothèse de genou permet de supprimer la douleur et de restaurer la mobilité.

Faut-il continuer à marcher avec une gonarthrose ?
Oui, en dehors des poussées inflammatoires aiguës. La marche modérée et régulière est bénéfique pour l’articulation du genou. Elle favorise la diffusion du liquide synovial dans le cartilage, maintient la force des muscles stabilisateurs et prévient la raideur articulaire. Il est cependant conseillé d’adapter la durée et l’intensité de la marche à la tolérance douloureuse, et d’éviter les terrains accidentés ou les dénivelés importants.

L'arthrose du genou est-elle reconnue comme maladie professionnelle ?
Oui, dans certaines conditions. La gonarthrose peut être reconnue comme maladie professionnelle pour les travailleurs dont l’activité implique des postures prolongées à genoux ou accroupies, ou le port de charges lourdes (carreleur, plombier, ouvrier du BTP). Cette reconnaissance, soumise à des critères stricts définis par les tableaux de maladies professionnelles du régime général, ouvre droit à une indemnisation et au calcul d’un taux d’invalidité.

Combien de temps dure la récupération après une prothèse de genou ?
La récupération après une prothèse de genou varie selon la technique utilisée, l’état général du patient et la qualité de la rééducation. Grâce aux protocoles de Récupération Rapide Après Chirurgie (RRAC), la marche avec appui est généralement possible dès le lendemain de l’intervention. La durée de la rééducation après une prothèse de genou s’étend généralement sur plusieurs semaines à plusieurs mois. Le retour à une vie quotidienne autonome s’effectue habituellement dans les premières semaines, tandis que la reprise d’activités sportives adaptées est envisageable à partir du troisième mois.

Quelle différence entre infiltration d'acide hyaluronique et PRP pour le genou ?
L’acide hyaluronique agit comme un lubrifiant mécanique, restaurant la viscosité du liquide synovial et réduisant les frottements entre les surfaces articulaires. Le PRP (Plasma Riche en Plaquettes) utilise les propres plaquettes du sang du patient pour réduire l’inflammation et stimuler les processus de réparation tissulaire. Ces deux techniques ont des mécanismes d’action différents et leur indication dépend du stade de l’arthrose, de la présence d’une composante inflammatoire et du profil du patient. Le choix entre ces options est discuté avec le praticien.
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