On appelle « ligamentoplastie du LCA », ou « opération du ligament croisé antérieur » l’acte chirurgical qui consiste à le reconstruire après rupture, grâce à des tendons qui peuvent être prélevés à différents endroits du corps du patient. C’est une intervention relativement fréquente : au moins 50 000 personnes sont opérées chaque année en France. Elle est généralement réalisée 1 ou 2 mois après l’accident et le retour complet aux activités physiques n’est effectif qu’environ 1 an après le traitement.
Ligamentoplastie du LCA : immédiatement après l’intervention
Selon les cas, le patient peut regagner son domicile dans la journée ou doit rester hospitalisé pendant 1 ou 2 jours. Le pansement mis en place en fin d’intervention est à conserver environ 2 semaines. Afin d’éviter les développements infectieux et favoriser la cicatrisation, il faut qu’il soit refait tous les 2 jours par une infirmière. Par ailleurs, le traitement médicamenteux prescrit doit être strictement suivi.
De plus, le patient doit porter une attelle amovible pendant 2 ou 3 semaines, afin d’assurer l’immobilisation et la protection du genou opéré. Il est assez fréquent que, grâce à elle, la prise d’appui sur la jambe traitée soit immédiatement possible. Cependant, l’utilisation de cannes ou de béquilles est souvent recommandée.
Retour aux activités physiques et professionnelles après ligamentoplastie du LCA : quel délai ?
L’opération du ligament croisé antérieur donne lieu à un arrêt de travail. Sa durée dépend du métier exercé et peut atteindre 3 mois quand il est physiquement exigeant.
La rééducation post-opératoire démarre généralement dans la semaine qui suit le traitement, avec un kinésithérapeute et au rythme de 3 ou 4 séances hebdomadaires. C’est un aspect essentiel de la convalescence, pour permettre une récupération complète de la mobilité articulaire tout en assurant un verrouillage musculaire optimal du genou.
Après environ 1 mois ½, un bon nombre des sujets opérés peuvent marcher sans cannes ou béquilles. Ensuite, le retour aux activités physiques doit se faire progressivement et sous contrôle du médecin.
Les sports doux comme la natation et le vélo peuvent classiquement être repris au bout de 3 mois. Pour ceux plus intenses, mais sans contact, où le rôle « pivot » du genou est indispensable (ski, squash…), il faut en revanche attendre davantage. Leur reprise peut parfois se faire au bout de 6 mois, mais elle reste sous la dépendance du résultat d’un test isocinétique. Son but est de quantifier et comparer la force des muscles quadriceps et ischio-jambiers gauches et droits, pour s’assurer qu’un équilibre a été atteint ou, dans le cas contraire, guider la suite de la rééducation.
Enfin, le retour à l’entraînement pour les sports « pivot-contact », comme le football ou le rugby, ne peut pas être envisagé avant 9 mois, et leur pratique en compétition n’intervient pas avant 1 an.