Ligamentoplastie du LCA
Infos essentielles sur la ligamentoplastie du LCA
Quel est l'objectif ?
Reconstruire un nouveau ligament afin de restaurer la stabilité du genou.
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Sommaire
Définition de la ligamentoplastie du ligament croisé antérieur
Le ligament croisé antérieur (LCA) est l’un des quatre ligaments principaux du genou. Il est situé au centre de l’articulation, tendu entre le fémur et le tibia, et fait partie du pivot central du genou. Son rôle est d’assurer la stabilité antérieure et rotatoire de l’articulation, c’est-à-dire d’empêcher le tibia de glisser vers l’avant et de tourner de manière excessive par rapport au fémur. Cette fonction est particulièrement sollicitée lors des mouvements de changement de direction, de réception de saut ou de pivotement sur le pied d’appui.
Lorsque le LCA est rompu, il ne cicatrise pas spontanément. Cette particularité biologique s’explique par l’environnement intra-articulaire baigné de liquide synovial, qui empêche la formation d’un caillot cicatriciel stable. La ligamentoplastie du LCA consiste donc à reconstruire ce ligament en le remplaçant par un transplant tendineux, appelé greffon, prélevé sur le patient lui-même (autogreffe). Ce greffon est positionné dans l’axe anatomique du ligament d’origine et fixé dans des tunnels osseux forés dans le fémur et le tibia, reproduisant ainsi le trajet et la fonction du ligament natif.
Préparez votre intervention du LCA en toute confiance
Ce guide vous accompagne à chaque étape : la préparation avant votre hospitalisation, le déroulement de l'intervention, les consignes à suivre après l'opération et le programme de rééducation pour optimiser votre récupération.
Causes et conséquences de la rupture du ligament croisé antérieur

Mécanisme de rupture du LCA
La rupture du ligament croisé antérieur survient le plus souvent lors d’un traumatisme indirect du genou, sans contact direct. Le mécanisme classique est un mouvement combiné de valgus (ouverture du genou vers l’intérieur) et de rotation, typiquement observé lors d’une réception de saut, d’un changement de direction brutal ou d’un pivotement sur le pied fixé au sol. Ce mécanisme est particulièrement fréquent dans les sports dits « pivots-contacts » : football, rugby, handball, basket, ski alpin ou encore sports de combat.
Le patient ressent le plus souvent un craquement audible au moment du traumatisme, suivi d’une douleur vive et d’un gonflement rapide du genou (hémarthrose, c’est-à-dire un épanchement de sang dans l’articulation). L’appui devient alors difficile, voire impossible dans les heures qui suivent l’accident. Dans certains cas, la rupture du LCA est associée à des lésions méniscales ou cartilagineuses, voire à une atteinte des ligaments collatéraux (médial ou latéral), réalisant alors une entorse grave du genou.

Conséquences d'une rupture non traitée
En l’absence de reconstruction du ligament croisé antérieur, le genou peut présenter une instabilité chronique qui se manifeste par des épisodes de dérobement, c’est-à-dire une sensation que le genou « lâche » ou se dérobe lors de certains mouvements, notamment les changements de direction ou la descente d’escaliers. Cette instabilité résiduelle expose le patient à des entorses à répétition qui aggravent progressivement les lésions intra-articulaires.
Les complications d’une rupture du ligament croisé non traitée chirurgicalement sont bien documentées : lésions méniscales secondaires par cisaillement, usure prématurée du cartilage et évolution vers une arthrose précoce du genou. Ainsi, chez un patient jeune et actif, la reconstruction du LCA vise non seulement à restaurer la stabilité fonctionnelle, mais également à protéger les structures intra-articulaires à long terme.
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Indications de la ligamentoplastie du LCA
L’indication de la ligamentoplastie du LCA est posée au cas par cas, après un examen clinique complet et une IRM du genou. Toutes les ruptures du ligament croisé antérieur ne nécessitent pas systématiquement une intervention chirurgicale. Le choix entre un traitement fonctionnel (rééducation seule, sans chirurgie) et une reconstruction chirurgicale dépend de plusieurs facteurs que nous évaluons en consultation.
Les principaux critères en faveur de la chirurgie sont les suivants :
- Patient jeune et physiquement actif
- Pratique de sports avec pivots et/ou pivots contacts (football, ski, rugby, handball, basket, tennis, sports de combat)
- Instabilité fonctionnelle persistante avec épisodes de dérobement malgré la rééducation
- Lésions méniscales ou cartilagineuses associées nécessitant un traitement concomitant
- Profession exposée à l’instabilité du genou (métiers physiques, forces de l’ordre, pompiers)
- Laxité clinique importante objectivée à l’examen
En revanche, chez un patient peu sportif, sédentaire, dont le genou ne présente pas d’instabilité fonctionnelle au quotidien, un traitement conservateur fondé sur la rééducation et le renforcement musculaire peut être proposé. Ce traitement fonctionnel repose sur un programme de kinésithérapie visant à compenser l’absence du ligament par un renforcement des muscles stabilisateurs du genou, principalement le quadriceps et les ischio-jambiers. Toutefois, en cas d’échec de ce traitement ou d’apparition d’une instabilité secondaire, la chirurgie reste envisageable dans un second temps.
Techniques opératoires de la ligamentoplastie du LCA : DIDT/DT4 et KJ
Le ligament croisé antérieur rompu ne pouvant être suturé, la reconstruction nécessite le prélèvement d’un tendon du patient pour confectionner un nouveau ligament. Plusieurs techniques opératoires existent. Le choix de la greffe dépend du profil du patient, de son activité sportive et de la morphologie du genou. Les techniques les plus couramment pratiquées en France sont la technique DIDT (et sa variante DT4) et la technique de Kenneth-Jones.

Techniques opératoires de la ligamentoplastie du LCA : DIDT/DT4 et KJ
Le ligament croisé antérieur rompu ne pouvant être suturé, la reconstruction nécessite le prélèvement d’un tendon du patient pour confectionner un nouveau ligament. Plusieurs techniques opératoires existent. Le choix de la greffe dépend du profil du patient, de son activité sportive et de la morphologie du genou. Les techniques les plus couramment pratiquées en France sont la technique DT4 (et sa variante DIDT) et la technique de Kenneth-Jones.
La technique DT4 (quatre faisceaux du droit interne et du demi-tendineux) est aujourd’hui la référence dans notre pratique. Elle offre une excellente résistance mécanique grâce au quadruplement des tendons ischio-jambiers, tout en préservant au mieux le capital tendineux du patient. La technique DIDT classique (deux faisceaux) est une alternative, mais elle est moins privilégiée en raison d’une solidité moindre à section équivalente.
La technique Kenneth-Jones (KJ) utilise le tendon rotulien avec une pastille osseuse à chaque extrémité (ligamentoplastie os-tendon-os). Elle présente l’avantage d’une excellente intégration osseuse et reste une option solide dans certaines indications spécifiques.
La greffe au tendon quadricipital constitue une alternative de plus en plus appréciée. Prélevé à la partie distale du quadriceps, ce tendon offre une section transversale importante, une bonne solidité mécanique et la possibilité d’inclure une pastille osseuse rotulienne. Il représente une option intéressante notamment chez les patients chez qui les tendons ischio-jambiers sont de faible calibre ou doivent être préservés.
Enfin, dans certaines situations particulières — chirurgie multiligamentaire, rupture itérative avec épuisement du stock tendineux disponible — il est possible de recourir à une allogreffe, c’est-à-dire une greffe de tendon issue d’un donneur cadavérique. Cette solution évite tout prélèvement chez le patient, mais présente une solidité à long terme inférieure à celle des autogreffes et reste réservée aux cas où aucun tendon autologue n’est disponible ou suffisant.

Technique DIDT et DT4 (tendons ischio-jambiers)
La technique DIDT consiste à prélever deux tendons de la patte d’oie, situés à la face interne du genou : le droit interne (gracilis) et le demi-tendineux (semi-tendinosus). Ces tendons sont repliés sur eux-mêmes pour constituer un greffon à quatre brins, solide et de calibre suffisant pour reproduire la fonction du ligament croisé antérieur.
La variante DT4 (demi-tendineux quadruplé) est aujourd’hui la technique privilégiée dans notre pratique. Elle utilise uniquement le tendon du demi-tendineux, replié quatre fois sur lui-même, ce qui présente deux avantages majeurs par rapport au DIDT classique : d’une part, elle permet de préserver le gracilis, limitant ainsi le prélèvement à un seul tendon ischio-jambier ; d’autre part, le greffon obtenu est plus résistant et moins sujet à la distension au fil du temps, ce qui améliore la stabilité du genou sur le long terme.
Ces techniques présentent l’avantage commun de limiter les douleurs antérieures du genou en post-opératoire, la zone de prélèvement étant située à distance de la rotule. Par ailleurs, les tendons ischio-jambiers prélevés ne laissent pas de séquelles fonctionnelles significatives à long terme, ceux-ci se régénérant partiellement au cours des mois qui suivent l’intervention.

Technique de Kenneth-Jones (tendon rotulien)
La technique de Kenneth-Jones (KJ) utilise le tiers moyen du tendon rotulien, prélevé avec une baguette osseuse à chaque extrémité (une pastille prélevée sur la rotule et une sur la tubérosité tibiale antérieure). Ce montage « os-tendon-os » offre une fixation biologique solide, les baguettes osseuses se consolidant dans les tunnels forés dans le fémur et le tibia.
Historiquement considérée comme la technique de référence, la greffe au tendon rotulien est réputée pour sa solidité mécanique initiale et sa fixation robuste. Elle est souvent privilégiée chez les sportifs de haut niveau ou les patients présentant une hyperlaxité constitutionnelle. En revanche, elle peut occasionner des douleurs antérieures du genou au niveau de la zone de prélèvement (face avant de la rotule), en particulier lors de l’agenouillement, et un risque accru de raideur en flexion dans les premières semaines post-opératoires.
Le tableau ci-dessous résume les principales caractéristiques de chaque technique :
|
Critère |
DIDT / DT4 |
Kenneth-Jones (KJ) |
|
Zone de prélèvement |
Tendons ischio-jambiers (face interne du genou) |
Tiers moyen du tendon rotulien (face antérieure) |
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Type de greffon |
Tendon replié en 4 brins |
Os-tendon-os |
|
Fixation |
Par vis d’interférence ou endoboutons |
Par vis d’interférence (fixation os dans os) |
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Avantages principaux |
Moins de douleurs antérieures, cicatrice discrète |
Solidité mécanique initiale, fixation biologique rapide |
|
Inconvénients principaux |
Affaiblissement transitoire des ischio-jambiers |
Douleurs antérieures possibles, risque de raideur précoce |
Déroulement de la chirurgie arthroscopique du genou
La ligamentoplastie du LCA est réalisée sous arthroscopie, c’est-à-dire à l’aide d’une caméra miniaturisée introduite dans l’articulation par de petites incisions (portails d’accès) de quelques millimètres. Cette technique de chirurgie arthroscopique du genou permet de visualiser l’intérieur de l’articulation sur un écran haute définition et d’effectuer les gestes chirurgicaux avec une grande précision, tout en limitant le traumatisme des tissus environnants. Pour aller plus loin sur le déroulement étape par étape de l’opération du ligament croisé, consultez notre article dédié.
L’intervention se déroule sous anesthésie générale ou locorégionale (rachianesthésie), selon l’évaluation de l’anesthésiste et les préférences du patient. Un garrot pneumatique est placé à la racine de la cuisse pour optimiser la visibilité opératoire en limitant le saignement intra-articulaire. La durée de l’intervention est en moyenne de 45 à 60 minutes.
Le chirurgien commence par un bilan articulaire complet sous arthroscopie : il évalue l’état des ménisques, du cartilage et des autres ligaments. En cas de lésion méniscale associée, un geste de suture méniscale ou de régularisation (méniscectomie partielle) est réalisé dans le même temps opératoire. Ensuite, la greffe tendineuse est prélevée selon la technique choisie (DIDT, DT4, Kenneth-Jones ou tendon quadricipital), préparée sur une table annexe, puis mise en place dans des tunnels osseux forés dans le tibia et le fémur, à l’emplacement anatomique du ligament croisé antérieur natif. La greffe est enfin fixée à l’aide de vis d’interférence, d’endoboutons ou d’un dispositif combiné, assurant une fixation stable et immédiate.
Dans la majorité des cas, la ligamentoplastie du LCA est réalisée en chirurgie ambulatoire : le patient est admis le matin de l’intervention et regagne son domicile le soir même, après validation par l’équipe soignante. Une courte hospitalisation d’une nuit peut être proposée en fonction du profil du patient, de son environnement à domicile ou de gestes chirurgicaux associés.
Suites opératoires après ligamentoplastie du LCA

Douleur après chirurgie du ligament croisé
La douleur après chirurgie du ligament croisé est une préoccupation légitime pour les patients. Dans la pratique, elle est bien contrôlée grâce à un protocole antalgique multimodal mis en place dès la fin de l’intervention. L’anesthésie locorégionale (bloc nerveux) assure une analgésie efficace pendant les premières heures, relayée par des antalgiques et des anti-inflammatoires prescrits pour les jours suivants. L’ordonnance de traitement antalgique est remise en amont de l’intervention. Le glaçage régulier du genou et le repos avec surélévation du membre inférieur contribuent également à limiter la douleur et l’œdème post-opératoire.
La douleur est généralement maximale dans les 48 à 72 premières heures, puis diminue progressivement. Elle est habituellement bien tolérée et ne doit pas constituer un frein à la mobilisation précoce du genou, indispensable pour prévenir la raideur.

Hospitalisation et reprise de la marche
Le patient quitte l’établissement avec des cannes anglaises (béquilles) sans attelle. La reprise de l’appui est progressive, guidée par le chirurgien selon la technique utilisée et les éventuels gestes associés (suture méniscale notamment). Dans la plupart des cas, un appui immédiat est autorisé dès le soir de l’intervention avec 2 cannes béquilles initialement pour soulager l’appui puis un passage à l’appui complet au cours des 3 premières semaines.
Les soins locaux sont simples : un pansement est refait tous les deux jours et les fils ou agrafes sont retirés à environ 15-21 jours post-opératoires. Une prévention de la thrombose veineuse (phlébite) est systématiquement prescrite par anticoagulants par voie orale pendant la période de mobilité réduite.
Rééducation après ligamentoplastie du LCA
La rééducation après ligamentoplastie du LCA est un élément déterminant du résultat fonctionnel. Elle conditionne la qualité de la récupération, la solidité du greffon et les délais de reprise des activités. Un protocole précis est transmis au kinésithérapeute dès la sortie du patient.

Exercices de kinésithérapie post-opératoire LCA
Les exercices de kinésithérapie post-opératoire LCA débutent dès les premiers jours suivant l’intervention. La phase initiale est consacrée à la lutte contre la douleur et l’œdème (glaçage, drainage, mobilisation douce) ainsi qu’à la récupération des amplitudes articulaires, en particulier l’extension complète du genou, qui doit être obtenue le plus précocement possible pour éviter toute raideur résiduelle (ne pas dormir avec un coussin sous le genou qui empêcherait de récupérer cette extension complète).
En complément des séances de kinésithérapie, l’autorééducation joue un rôle essentiel dans la récupération : le patient doit réaliser quotidiennement des exercices prescrits par son kinésithérapeute, comme les contractions isométriques du quadriceps, le travail d’extension passive ou les exercices d’équilibre sur plateau proprioceptif. Cette pratique autonome, réalisée à domicile entre les séances, permet d’optimiser les progrès et de maintenir les gains articulaires et musculaires obtenus en cabinet. Elle nécessite néanmoins une bonne compréhension des gestes à effectuer et un suivi régulier pour s’assurer que les exercices sont bien exécutés et adaptés à l’évolution de la rééducation.
Le renforcement musculaire du quadriceps et des ischio-jambiers est ensuite progressivement introduit, d’abord par des exercices isométriques (contractions musculaires sans mouvement articulaire), puis par un travail en chaîne cinétique fermée (appui au sol, type presse ou squat progressif). Le travail proprioceptif, c’est-à-dire la rééducation de l’équilibre et de la coordination neuromusculaire du genou, est intégré dès que l’appui complet est obtenu. Le plus urgent est de limiter la survenue d’une éventuelle AMI (Arthrogenic Muscle Inhibition).
Retrouvez notre guide patient portant sur la ligamentoplastie du LCA.

Phases de la rééducation
La rééducation après ligamentoplastie du LCA se décompose schématiquement en trois grandes phases dont la durée varie selon le patient, la technique opératoire et les éventuels gestes associés :
- Phase précoce (0 à 6 semaines) : récupération de l’extension complète, lutte contre l’amyotrophie du quadriceps, marche avec béquilles, reprise de l’appui progressif
- Phase intermédiaire (6 semaines à 4 mois) : renforcement musculaire progressif, travail proprioceptif, reprise du vélo d’appartement et de la natation (crawl), abandon progressif des béquilles
- Phase de réathlétisation (4 à 7 mois et au-delà) : course à pied progressive, exercices spécifiques au sport pratiqué, travail pliométrique et de changement de direction
La fréquence des séances de kinésithérapie est généralement de deux à trois par semaine durant les premiers mois, puis adaptée selon l’évolution clinique et les objectifs sportifs du patient.
Reprise du sport après opération du ligament croisé antérieur
La reprise du sport après opération du ligament croisé antérieur est un processus progressif, encadré par des critères cliniques objectifs. Elle ne repose pas uniquement sur un délai calendaire, mais sur la validation de paramètres fonctionnels précis : récupération musculaire, stabilité du genou, proprioception et absence d’appréhension.
Les délais de reprise indicatifs sont les suivants :
- 3 à 4 mois : sports dans l’axe et sans impact (vélo, natation, marche active)
- 5 mois : course à pied progressive, en fractionné, sur sol plat
- 6 mois : sports pivots sans contact (ski, tennis, roller, squash), sous réserve de la validation d’un test isocinétique confirmant la récupération musculaire
- 9 à 12 mois : sports pivots-contacts et compétition (football, rugby, handball, sports de combat), après une phase de réathlétisation complète
Le test isocinétique, réalisé en général entre le 5e et le 7e mois, mesure la force musculaire du quadriceps et des ischio-jambiers du genou opéré par rapport au côté sain. Un déficit inférieur à 20 % est habituellement requis pour autoriser la reprise des sports pivots. D’autre part, des tests fonctionnels (sauts unipodaux, tests d’agilité) permettent d’évaluer la confiance du patient dans son genou et la qualité de sa gestuelle sportive.
La durée de convalescence après ligamentoplastie du LCA varie donc selon le sport pratiqué, le niveau d’exigence physique et la qualité de la rééducation menée en amont. La patience et le respect des délais sont les meilleurs garants d’une reprise sportive durable et sécurisée.
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Complications possibles de la ligamentoplastie du LCA
Comme toute intervention chirurgicale, la ligamentoplastie du LCA comporte des risques, même si la majorité des patients opérés ne présentent pas de complication significative. Il est essentiel d’en être informé avant l’intervention.
Les complications possibles incluent :
- Raideur articulaire : perte d’extension ou de flexion du genou, le plus souvent liée à un défaut de rééducation précoce. C’est la raison pour laquelle la mobilisation rapide est primordiale.
- Douleurs résiduelles : douleurs antérieures du genou, notamment après une technique de Kenneth-Jones, ou douleurs au niveau du site de prélèvement de la greffe.
- Infection du site opératoire : complication rare mais grave, nécessitant un lavage articulaire chirurgical associé à une antibiothérapie.
- Phlébite et embolie pulmonaire : la prévention systématique par anticoagulants permet d’en réduire considérablement le risque.
- Hématome : épanchement sanguin post-opératoire, habituellement résolutif spontanément.
- Re-rupture du greffon : survient généralement lors d’un nouveau traumatisme, notamment en cas de reprise sportive prématurée ou insuffisamment encadrée.
- Algodystrophie (syndrome douloureux régional complexe) : réaction inflammatoire excessive et prolongée, rare mais pouvant retarder significativement la récupération.
La prévention de ces complications repose sur une prise en charge rigoureuse : prescription d’anticoagulants, kinésithérapie précoce et assidue, respect des délais de reprise sportive et suivi régulier en consultation post-opératoire.
Prix et prise en charge de la ligamentoplastie du genou
Le prix de la ligamentoplastie du genou dépend de plusieurs paramètres : le secteur d’exercice du chirurgien, les honoraires d’anesthésie, les frais d’hospitalisation et la nature des éventuels gestes associés. En France, la ligamentoplastie du LCA est prise en charge par l’Assurance maladie (Sécurité sociale), qui rembourse une partie des frais sur la base du tarif conventionnel.
En secteur 2 (honoraires libres), des dépassements d’honoraires peuvent s’appliquer. La complémentaire santé (mutuelle) du patient couvre tout ou partie de ce reste à charge, selon les garanties souscrites. Un devis détaillé est systématiquement remis au patient lors de la consultation pré-opératoire, conformément à la réglementation en vigueur. Nous vous invitons à vous rapprocher de votre mutuelle pour connaître le niveau de remboursement dont vous bénéficiez.
Questions fréquentes sur la ligamentoplastie du LCA
Thématiques
AVANT L’OPÉRATION

Peut-on éviter la chirurgie en cas de rupture du LCA ?
La reprise des activités après une opération de la hanche nécessite l’avis du chirurgien, en tenant compte de la nature de ces activités, de l’importance de l’opération et de l’état du patient.
- Pour la reprise de la conduite automobile après une prothèse de hanche, comptez 4 semaines ;
- Pour la reprise de l’activité professionnelle, le délai dépend de l’activité exercée, tablez sur un délai de 1 mois pour les professions plutôt sédentaires sans trop de trajet ou avec télétravail, 2 mois pour les professions plutôt sédentaires avec déplacements et transports et 3 mois pour les professions physiques : votre chirurgien établit un arrêt de travail après la pose de prothèse ;
- La reprise de tous les sports peut s’effectuer progressivement à partir de 3 mois postopératoire.

Pourquoi faut-il préparer son genou avant l'opération ?
Un genou peu gonflé, mobile et avec une bonne musculature permet une récupération plus rapide et un meilleur résultat fonctionnel.
LES PREMIERS JOURS APRÈS L’OPÉRATION

L'opération du ligament croisé antérieur est-elle douloureuse ?
La douleur post-opératoire est bien contrôlée grâce à l’anesthésie locorégionale (bloc nerveux) mise en place pendant l’intervention et aux antalgiques prescrits pour les jours suivants. La plupart des patients décrivent une douleur modérée, maximale durant les deux à trois premiers jours, puis rapidement décroissante. Le glaçage régulier du genou et la surélévation du membre inférieur contribuent à atténuer la douleur et le gonflement.

Combien de temps faut-il marcher avec des béquilles après l'opération ?
Les béquilles (cannes anglaises) sont utilisées pendant les premières semaines suivant l’intervention, le temps que l’appui complet soit récupéré de manière confortable et sécurisée. La durée exacte dépend de la technique opératoire et des éventuels gestes associés. En l’absence de suture méniscale, l’appui complet est généralement obtenu entre la 2e et la 4e semaine. En cas de suture méniscale associée, l’appui peut être différé de quelques semaines supplémentaires.

Faut-il porter une attelle après l'opération ?
Dans la majorité des cas, aucune attelle n’est nécessaire. L’objectif est de retrouver rapidement la mobilité du genou.
REPRISE DES ACTIVITÉS

Quand peut-on reprendre le vélo ?
Le vélo est généralement repris vers le troisième mois selon votre récupération musculaire et articulaire.
RÉCUPÉRATION ET COMPLICATIONS

Quelle est la durée de convalescence après une ligamentoplastie du LCA ?
La durée de convalescence après ligamentoplastie du LCA varie selon la profession exercée et les gestes réalisés pendant l’intervention. Un arrêt de travail de quelques semaines est habituellement suffisant pour un travail de bureau, tandis qu’un travail physique impose un arrêt plus prolongé, pouvant atteindre plusieurs mois. La reprise de la conduite automobile est en général envisagée entre la 4e et la 6e semaine post-opératoire, une fois que la flexion du genou et la force de freinage sont jugées satisfaisantes. Pour un détail complet des étapes de récupération, consultez notre article sur la convalescence après opération du ligament croisé.

Pourquoi la récupération est-elle aussi longue ?
Même si la cicatrisation cutanée est rapide, le greffon met plusieurs mois (entre 6 mois et 1 an) à se transformer progressivement en un nouveau ligament solide.

Quel est le risque de re-rupture après ligamentoplastie ?
Le risque de re-rupture du greffon existe, en particulier chez les patients jeunes reprenant des sports pivots-contacts. Ce risque est majoré en cas de reprise sportive prématurée, avant la maturation complète du greffon et la récupération musculaire. Le respect des délais de reprise, la validation par des tests fonctionnels (test isocinétique, tests de saut) et un programme de réathlétisation encadré permettent de réduire significativement ce risque. Par ailleurs, une rééducation rigoureuse et un suivi chirurgical régulier sont les meilleurs moyens de prévention.
Le traitement associé du ligament antérolatéral (LAL)
Lors d’une rupture du ligament croisé antérieur (LCA), le ligament antérolatéral (LAL) peut également être touché. Lorsqu’il est rompu, cela majore l’instabilité rotatoire du genou. Pour y remédier, le chirurgien réalise un renfort (ou retour latéral), appelé ténodèse antérolatérale.
La technique de référence utilisée est celle des Drs Christel et Djian, qui consiste à prélever une fine bandelette d’un centimètre de fascia lata (tissu fibreux situé sur la face externe de la cuisse) pour stabiliser le genou. En pratique, ce geste complémentaire concerne environ deux tiers des patients nécessitant une reconstruction du LCA.
Cette procédure est particulièrement indiquée dans les cas suivants :
- Présence d’un ressaut rotatoire explosif à l’examen clinique
- Rupture itérative (re-rupture du LCA)
- Hyperlaxité constitutionnelle
- Sportifs de haut niveau ou pivot-contact intense
Actualités
Prothèse totale de hanche : quels sont les risques ?
La pose d’une prothèse totale de hanche compte parmi les interventions les plus pratiquées et les plus fiables de la chirurgie prothétique et orthopédique, avec un taux de satisfaction particulièrement élevé qui n’exclut pas cependant l’existence de risques. Comme...

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