Prothèses de hanche
Sommaire
Définition de la prothèse totale de hanche
L’articulation de la hanche, ou articulation coxo-fémorale, unit le bassin au fémur. Elle met en contact la tête du fémur, de forme sphérique, avec une cavité creusée dans l’os iliaque du bassin appelée cotyle ou acétabulum. Les surfaces articulaires sont recouvertes de cartilage, tissu lisse et résistant qui permet un glissement sans frottement et absorbe les contraintes mécaniques liées à la marche, à la course ou à la station debout.
Lorsque ce cartilage est détruit ou que la tête fémorale est nécrosée ou fracturée, l’articulation ne peut plus fonctionner normalement. La prothèse totale de hanche est alors un dispositif médical qui reproduit l’anatomie et la mécanique de cette articulation en remplaçant ses deux versants. Elle se compose de plusieurs éléments :
- La tige fémorale : implant métallique (le plus souvent en titane ou en alliage de chrome-cobalt) inséré dans le canal du fémur après préparation de celui-ci.
- La tête prothétique : sphère articulaire placée au sommet de la tige fémorale, en céramique ou en métal, qui reproduit la tête du fémur.
- La cupule cotyloïdienne : composant fixé dans le cotyle du bassin, en métal (titane), qui accueille la tête prothétique.
- L’insert : pièce intermédiaire placée à l’intérieur de la cupule, servant d’interface de glissement avec la tête. Il peut être en polyéthylène hautement réticulé, en céramique ou, plus rarement, en métal.
L’ensemble forme un système articulé qui restaure la congruence entre le bassin et le fémur, supprime les surfaces arthrosiques douloureuses et permet de retrouver une mobilité fonctionnelle complète.
Indications : quand poser une prothèse de hanche ?
La pose d’une prothèse de hanche est envisagée lorsque la douleur et la gêne fonctionnelle ne sont plus contrôlées par les traitements médicaux (antalgiques, anti-inflammatoires, infiltrations, kinésithérapie, adaptation de l’activité physique). L’indication est posée individuellement, après un examen clinique approfondi et un bilan d’imagerie complet.

La coxarthrose ou arthrose de la hanche
La coxarthrose est la cause la plus fréquente de mise en place d’une prothèse de hanche. Elle correspond à une usure progressive du cartilage articulaire de la hanche, qui conduit à un contact direct entre les surfaces osseuses. Ce frottement osseux provoque des douleurs mécaniques, le plus souvent ressenties dans l’aine, la fesse ou la cuisse, majorées à la marche et lors des changements de position, et associées à une raideur articulaire croissante.
Le traitement chirurgical de la coxarthrose par arthroplastie totale de hanche est indiqué lorsque l’arthrose est évoluée, c’est-à-dire lorsque le pincement de l’interligne articulaire est significatif à la radiographie, que la douleur devient invalidante au quotidien et que les traitements conservateurs ont été essayés sans succès suffisant. La coxarthrose peut être primitive (liée au vieillissement) ou secondaire à une malformation (dysplasie de hanche), un traumatisme ancien ou une maladie inflammatoire. Pour aller plus loin sur le timing de la prise en charge, consultez l’article Coxarthrose : quand opérer ?.

Les autres indications chirurgicales
En dehors de la coxarthrose, plusieurs pathologies peuvent nécessiter la pose d’une prothèse de hanche :
- L’ostéonécrose de la tête fémorale : elle correspond à la mort du tissu osseux de la tête du fémur par défaut de vascularisation. Lorsque la nécrose est étendue, la tête fémorale s’effondre et l’articulation se détruit progressivement, imposant un remplacement prothétique.
- La fracture du col du fémur : fréquente chez le sujet âgé après une chute, la fracture déplacée du col fémoral est une indication classique de prothèse de hanche, car la vascularisation de la tête fémorale est souvent compromise.
- Les rhumatismes inflammatoires : la polyarthrite rhumatoïde ou la spondylarthrite ankylosante peuvent détruire l’articulation de la hanche et justifier une arthroplastie.
- Les séquelles de dysplasie de hanche : une malformation congénitale de l’articulation peut accélérer l’usure du cartilage et conduire à une arthrose précoce.
- La reprise de prothèse de hanche : lorsqu’un implant antérieur est descellé, usé ou infecté, une chirurgie de reprise est nécessaire pour retirer la prothèse défaillante et en poser une nouvelle. Les causes de reprise de prothèse de hanche incluent le descellement aseptique, l’usure des composants, l’instabilité récidivante, l’infection périprothétique ou la fracture périprothétique.
Types de prothèses de hanche et matériaux
Le choix du type de prothèse et des matériaux est une décision chirurgicale qui dépend de l’âge du patient, de son niveau d’activité, de la qualité osseuse et de la pathologie traitée. Chaque configuration offre un équilibre différent entre longévité, stabilité et tolérance biologique.

Prothèse totale et prothèse intermédiaire
La prothèse totale de hanche (PTH) remplace les deux versants de l’articulation : le cotyle (versant bassin) et la tête fémorale (versant fémur). C’est l’implant de référence pour la coxarthrose, l’ostéonécrose et les reprises chirurgicales, car il offre la meilleure longévité et les meilleurs résultats fonctionnels.
La prothèse intermédiaire, ou hémiarthroplastie, ne remplace que le versant fémoral. La tête prothétique s’articule directement avec le cotyle natif du patient. Elle est principalement indiquée chez les patients âgés présentant une fracture du col fémoral, lorsque le cotyle est intact et que les exigences fonctionnelles sont modérées.

Matériaux et couples de frottement
Les matériaux de la prothèse de hanche déterminent le couple de frottement, c’est-à-dire l’interface entre la tête prothétique et l’insert cotyloïdien. Ce couple de frottement conditionne directement l’usure de l’implant et donc sa durée de vie. Les principaux couples utilisés sont :
- Céramique-céramique : c’est le couple qui produit le moins de débris d’usure. Le matériau de prothèse de hanche en céramique (alumine ou zircone renforcée) est particulièrement adapté aux patients jeunes et actifs.
- Céramique-polyéthylène hautement réticulé : couple très répandu, offrant un bon compromis entre résistance à l’usure, tolérance aux chocs et coût. Le polyéthylène de nouvelle génération a considérablement réduit la production de débris par rapport aux anciens polyéthylènes.
- Métal-polyéthylène : couple historique, encore utilisé dans certaines indications, mais progressivement remplacé par les couples incluant une tête en céramique.
Le couple métal-métal a été largement abandonné en raison du risque de libération d’ions métalliques et de réactions inflammatoires locales (pseudotumeurs).

Différence entre prothèse de hanche cimentée et non cimentée
La différence entre une prothèse de hanche cimentée et non cimentée réside dans le mode de fixation de l’implant à l’os. La prothèse non cimentée, la plus utilisée aujourd’hui, possède un revêtement poreux (hydroxyapatite ou titane poreux) qui permet à l’os du patient de coloniser progressivement la surface de l’implant : c’est l’ostéo-intégration. Cette fixation biologique offre une excellente longévité et est privilégiée chez les patients dont la qualité osseuse est satisfaisante.
La prothèse cimentée utilise un ciment chirurgical (polyméthacrylate de méthyle ou PMMA) pour fixer l’implant dans l’os. Elle est indiquée lorsque la qualité osseuse est insuffisante pour permettre une ostéo-intégration fiable, notamment chez les patients âgés ou ostéoporotiques. Certaines situations conduisent à une fixation hybride, associant une cupule non cimentée et une tige cimentée.
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Déroulement de l’intervention
La pose d’une prothèse de hanche est une intervention chirurgicale codifiée dont les différentes étapes sont préparées en amont avec le patient. Son déroulement varie selon la voie d’abord choisie, le type d’implant et les caractéristiques propres à chaque patient.

Avant l'intervention
Le bilan préopératoire comprend une consultation chirurgicale au cours de laquelle le diagnostic est confirmé, l’indication opératoire posée et le type de prothèse choisi. Des radiographies du bassin de face et de la hanche de profil sont réalisées pour planifier le positionnement de l’implant.
Une consultation d’anesthésie est systématiquement programmée. L’anesthésiste évalue l’état de santé général du patient, prescrit un bilan sanguin et détermine le type d’anesthésie le plus adapté (anesthésie générale ou rachianesthésie). Un bilan dentaire et, si nécessaire, un examen cytobactériologique des urines (ECBU) sont demandés pour écarter tout foyer infectieux susceptible de contaminer la prothèse.

L'intervention chirurgicale
L’intervention dure en moyenne 60 minutes. Le patient est installé sur le dos (décubitus dorsal) ou sur le côté, selon la voie d’abord. Le chirurgien accède à l’articulation, retire les surfaces articulaires usées, prépare le fémur et le cotyle, puis implante les composants prothétiques. Un contrôle radiographique peropératoire est souvent réalisé pour vérifier le bon positionnement de l’implant.
La fermeture s’effectue plan par plan, et un drain aspiratif peut être placé temporairement pour éviter la constitution d’un hématome. Le pansement est refait une fois tous les deux jours, et les points ou agrafes sont retirés à environ quinze jours.

La voie d'abord antérieure mini-invasive
La voie antérieure (type Hueter) est de plus en plus privilégiée pour la pose de prothèses de hanche ; c’est d’ailleurs la technique de choix du Dr Thomas Stévignon.
Elle passe entre les muscles de la face antérieure de la cuisse sans les sectionner ni les détacher de leurs insertions osseuses. Cette approche chirurgicale mini-invasive présente plusieurs avantages :
- Réduction des douleurs postopératoires, car les muscles ne sont pas coupés.
- Diminution du risque de luxation de la prothèse, car l’intégrité des muscles postérieurs de la hanche est préservée.
- Récupération fonctionnelle accélérée et lever précoce.
- Cicatrice de taille réduite, située à la face antérieure de la cuisse.
D’autres voies d’abord existent, notamment la voie postérieure (la plus historiquement pratiquée dans le monde) et la voie latérale (transglutéale). Chaque voie d’abord présente des avantages et des contraintes spécifiques. Le choix est discuté avec le chirurgien en fonction de l’anatomie du patient, de la pathologie traitée et de l’expérience du praticien.
Le Dr Thomas Stévignon est chirurgien orthopédiste à Paris, spécialisé dans la chirurgie de la hanche et du genou. Pour toute question relative à votre prise en charge ou pour obtenir un avis chirurgical, vous pouvez prendre rendez-vous directement en ligne.
Suites opératoires et rééducation après prothèse de hanche
La récupération après une prothèse de hanche bénéficie aujourd’hui des protocoles de récupération améliorée après chirurgie (RAAC), qui visent à réduire la durée d’hospitalisation, à limiter la douleur postopératoire et à favoriser un retour rapide à l’autonomie. La marche est possible dès le jour de l’intervention ou le lendemain, avec l’aide de cannes.

Les premiers jours
Le lever est encouragé dès les premières heures suivant l’intervention. Le patient marche avec deux cannes sous la supervision du kinésithérapeute et de l’équipe soignante. L’appui complet sur le membre opéré est généralement autorisé d’emblée, sauf indication contraire liée à la qualité osseuse ou au type de fixation.
Un traitement antalgique adapté est prescrit pour contrôler la douleur. Un traitement anticoagulant est systématiquement mis en place pendant plusieurs semaines afin de prévenir le risque de phlébite et d’embolie pulmonaire. La durée d’hospitalisation est courte, le plus souvent de un à trois jours. Dans certains cas sélectionnés, une prise en charge ambulatoire (entrée le matin, sortie le soir même) est possible.

Rééducation et reprise des activités
Après la pose d’une prothèse de hanche, la rééducation essentielle repose avant tout sur la marche. Pour optimiser le résultat fonctionnel, des séances avec un kinésithérapeute peuvent également être prescrites selon les cas. Les exercices de rééducation après prothèse de hanche incluent progressivement :
- La marche avec cannes, puis sans aide technique (les cannes sont généralement abandonnées entre trois et six semaines).
- Le travail de récupération des amplitudes articulaires (flexion, extension, rotation).
- Le renforcement musculaire progressif des muscles périarticulaires de la hanche (moyen fessier, quadriceps, ischio-jambiers).
- Le travail proprioceptif et d’équilibre.
Les activités quotidiennes (marche en terrain plat, escaliers, habillage) sont généralement reprises en quatre à six semaines. Une marche fluide, sans boiterie, est obtenue dans le mois suivant l’intervention pour la majorité des patients. La reprise d’activités plus exigeantes, y compris sportives, est envisagée à partir du troisième mois postopératoire, selon l’évolution clinique et l’avis du chirurgien. Les délais varient d’un patient à l’autre selon l’âge, l’état général, la pathologie initiale et le respect des consignes postopératoires.
Complications post-opératoires de la prothèse de hanche
Comme toute intervention chirurgicale, la pose d’une prothèse de hanche comporte des risques. Ces complications restent peu fréquentes mais doivent être connues du patient afin qu’il puisse participer à leur prévention. Pour un panorama complet, voir l’article Prothèse totale de hanche : quelles complications ?

Complications précoces
Les complications survenant dans les premières semaines après l’intervention comprennent :
- L’infection du site opératoire : complication rare mais grave, prévenue par une antibioprophylaxie peropératoire et une préparation cutanée rigoureuse. Elle peut nécessiter un lavage chirurgical et un traitement antibiotique prolongé.
- La luxation de la prothèse : déboîtement de la tête prothétique hors de la cupule. Le risque est réduit par le choix de la voie d’abord, la pose de prothèses à double mobilité et le respect des consignes de mouvements dans les premières semaines.
- La phlébite et l’embolie pulmonaire : prévenues par le traitement anticoagulant, le port de bas de contention et le lever précoce.
- L’hématome postopératoire : habituellement résolutif, il nécessite rarement une reprise chirurgicale.
- Une lésion nerveuse : rare, elle peut concerner le nerf sciatique ou le nerf crural. La récupération est le plus souvent progressive.

Complications tardives et reprise de prothèse de hanche
À distance de l’intervention, les principales complications sont liées à l’usure ou au descellement de l’implant :
- Le descellement aseptique : c’est la cause la plus fréquente de reprise de prothèse de hanche à long terme. Il correspond à une perte de fixation de l’implant dans l’os, favorisée par l’usure des composants et la réaction inflammatoire aux débris d’usure (ostéolyse périprothétique).
- L’infection tardive (infection chronique périprothétique) : elle peut survenir par voie hématogène, c’est-à-dire par dissémination de germes à partir d’un foyer infectieux à distance (dentaire, urinaire, cutané). C’est la raison pour laquelle tout foyer infectieux doit être traité avant et après la pose de la prothèse.
- L’instabilité récidivante : des épisodes répétés de luxation peuvent nécessiter une chirurgie de reprise avec changement d’implant.
- La fracture périprothétique : fracture du fémur autour de la tige prothétique, le plus souvent consécutive à une chute.
- L’inégalité de longueur des membres inférieurs : une différence minime est fréquente et le plus souvent bien tolérée. Elle peut être corrigée par une semelle orthopédique si elle est perçue.
La douleur à l’aine après prothèse de hanche est un symptôme qui mérite une attention particulière. Elle peut traduire un conflit entre le psoas iliaque et la cupule prothétique, un début de descellement, une infection chronique à bas bruit ou une tendinopathie péri-articulaire. Toute douleur persistante doit faire l’objet d’un bilan spécialisé (radiographies, scanner, analyses biologiques).
Durée de vie de la prothèse de hanche
La durée de vie d’une prothèse de hanche dépend de plusieurs facteurs : le type d’implant, le couple de frottement, le niveau d’activité du patient, son poids et la qualité de la pose chirurgicale. Grâce aux progrès des matériaux et des techniques de fixation, la durée de vie d’une prothèse de hanche dépasse aujourd’hui 20 ans pour la majorité des patients. Les registres internationaux d’arthroplastie (registres scandinaves, registre australien) rapportent des taux de survie des implants supérieurs à 90 % à 15 ans et supérieurs à 80 % à 25 ans.
Les couples de frottement modernes (céramique-céramique, céramique-polyéthylène hautement réticulé) ont considérablement réduit l’usure des composants, ce qui permet d’espérer une longévité de 25 à 30 ans pour les implants posés aujourd’hui. Un suivi radiographique n’est pas systématique, en revanche, il est recommandé de consulter pour réaliser un examen clinique et des radiographies en cas d’apparition d’une douleur ou d’une gêne nouvelle. Des radiographies de contrôle sont habituellement programmées à trois mois, un an, puis tous les deux à cinq ans.
Lorsque la prothèse est usée ou descellée, une chirurgie de reprise est possible. Elle consiste à retirer l’implant défaillant et à en poser un nouveau. La chirurgie de reprise est plus complexe que la pose initiale, mais elle permet dans la grande majorité des cas de restaurer la fonction articulaire.
Sport et vie quotidienne avec une prothèse de hanche
La reprise du sport avec une prothèse de hanche est non seulement possible, mais encouragée. L’activité physique régulière, et notamment la musculation adaptée, contribue au maintien de la masse musculaire, de l’équilibre et de la qualité osseuse, ce qui protège l’implant à long terme. La reprise sportive est généralement autorisée à partir du troisième mois postopératoire, après validation par le chirurgien.
Le tableau ci-dessous résume les principaux sports et leur compatibilité avec une prothèse de hanche :
|
Sports à privilégier pour le renforcement musculaire |
Sports autorisés sous condition d’un bon niveau de pratique antérieur |
| Marche, randonnée | Tennis (simple et double), golf, danse |
| Natation, aquagym | Ski alpin, équitation |
| Vélo (route et appartement) | Football, handball, rugby |
| Gymnastique douce, yoga, pilate | Course à pied, sports de combat, haltérophilie |
De manière générale, si les activités à faible impact sont idéales pour l’entretien musculaire au quotidien, aucun sport n’est formellement déconseillé ou interdit. La faisabilité d’une activité dépend avant tout de votre niveau de pratique antérieur, de votre condition physique et de votre maîtrise technique, des éléments à valider en consultation.
Au quotidien, les patients porteurs d’une prothèse de hanche retrouvent une vie normale. La conduite automobile est habituellement reprise entre quatre et six semaines après l’intervention. Les voyages en avion sont possibles ; la prothèse peut déclencher les portiques de sécurité, ce qui est anodin.
Questions fréquentes Sur la prothèse de hanche

Quelle anesthésie est utilisée pour une prothèse de hanche ?
La prothèse de hanche est réalisée sous anesthésie générale ou sous rachianesthésie (anesthésie loco-régionale). Le choix est fait conjointement par l’anesthésiste et le patient, lors de la consultation d’anesthésie préopératoire, en fonction de l’état de santé et des préférences du patient. La rachianesthésie permet de rester éveillé pendant l’intervention tout en supprimant toute sensation dans la partie inférieure du corps.

Est-il normal d'avoir une douleur à l'aine après une prothèse de hanche ?
Une douleur à l’aine après prothèse de hanche peut avoir plusieurs origines. Dans les premières semaines, elle est souvent liée à la cicatrisation des tissus et à la rééducation. Si elle persiste au-delà de trois mois, elle peut traduire un conflit entre le muscle psoas iliaque et la cupule prothétique, un début de descellement ou une infection chronique. Toute douleur persistante dans l’aine doit faire l’objet d’une consultation spécialisée afin d’en identifier la cause et d’adapter la prise en charge.

La prothèse de hanche est-elle remboursée par la Sécurité sociale ?
Oui. La pose d’une prothèse totale de hanche est une intervention reconnue et prise en charge par l’Assurance Maladie. L’implant lui-même et l’hospitalisation sont remboursés selon les tarifs conventionnels. Des dépassements d’honoraires peuvent s’appliquer en fonction du secteur d’exercice du chirurgien et de l’anesthésiste. Une mutuelle complémentaire peut couvrir tout ou partie de ces dépassements. Un devis détaillé est remis au patient avant l’intervention.

Peut-on conduire après une prothèse de hanche ?
La reprise de la conduite automobile est habituellement possible entre quatre et six semaines après l’intervention, lorsque le patient a récupéré une mobilité suffisante et une force musculaire permettant de freiner efficacement. Le délai exact dépend du côté opéré (la reprise est parfois plus rapide pour une prothèse du côté gauche chez un conducteur de véhicule à boîte automatique) et de l’avis du chirurgien.

Combien de temps faut-il marcher avec des cannes après une prothèse de hanche ?
Les cannes sont utilisées pendant trois à six semaines après l’intervention. Elles sécurisent la marche et soulagent l’articulation le temps que la musculature périarticulaire se renforce. L’abandon des cannes est progressif : le patient passe souvent par une étape avec une seule canne du côté opposé au membre opéré. Le kinésithérapeute et le chirurgien guident cette transition en fonction de la qualité de la marche et de la récupération musculaire.

Est-ce normal d’avoir mal après l’intervention ?
Oui. Au cours des premières semaines suivant l’intervention, il est fréquent de ressentir des douleurs ou une sensation de courbatures autour de la hanche. Ces douleurs diminuent progressivement au fil de la récupération.
Pour vous soulager, appliquez de la glace sur la hanche pendant 20 minutes, 6 à 8 fois par jour, en protégeant toujours la peau. Les médicaments antidouleur prescrits doivent être pris régulièrement au début, puis adaptés progressivement à vos besoins.
L’auto-rééducation doit rester douce et progressive. Évitez de forcer sur la douleur : celle-ci constitue un signal qu’il convient de respecter. Si une activité augmente nettement vos douleurs, réduisez temporairement vos efforts et privilégiez le repos avant de reprendre progressivement.

Combien de temps faut-il garder les cannes ?
Il est recommandé le 1er mois de marcher avec au moins une béquille pour éviter de chuter. Elles sont progressivement abandonnées lorsque la marche redevient stable et confortable.

Quelles positions faut-il éviter après l'opération ?
Pendant les trois premiers mois, il est recommandé d’éviter les amplitudes extrêmes, l’hyperextension et la rotation externe importante de la hanche. Ces précautions permettent une cicatrisation optimale.

Peut-on dormir sur le côté ?
Oui. Lorsque la douleur le permet, il est généralement possible de dormir sur le côté après quelques semaines. L’important est d’adopter une position confortable.

Pourquoi faut-il prendre un anticoagulant pendant 35 jours ?
Après une chirurgie de hanche, un traitement anticoagulant est prescrit pendant 35 jours afin de diminuer le risque de phlébite et d’embolie pulmonaire.

Quand refaire mon pansement ?
Le pansement doit être refait tous les 2 à 3 jours pendant les 15 premiers jours par un ou une infirmière.
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