Arthrose de la hanche ou coxarthrose
Sommaire
L’arthrose de la hanche, ou coxarthrose, est une dégradation progressive du cartilage de l’articulation coxo-fémorale, qui relie la tête du fémur au bassin. Elle se manifeste principalement par une douleur de l’aine irradiant vers la cuisse, une raideur articulaire et une gêne croissante à la marche. La prise en charge d’une arthrose de la hanche repose en première intention sur des mesures médicales et kinésithérapiques. Lorsque ces traitements ne suffisent plus, la pose d’une prothèse totale de hanche permet de supprimer la douleur et de restaurer la mobilité.
Définition de la coxarthrose ou arthrose de la hanche
L’arthrose se définit comme un processus dégénératif du cartilage articulaire aboutissant à son usure puis à sa destruction. Par nature, il s’agit d’un phénomène chronique, même si ses symptômes évoluent souvent de manière cyclique, avec des périodes de poussée inflammatoire entrecoupées d’accalmies. La coxarthrose peut être « primitive », liée au vieillissement naturel du cartilage sans cause anatomique identifiable, ou « secondaire », consécutive à une malformation, un traumatisme ou une maladie inflammatoire préexistante.

Quelle différence entre arthrose et coxarthrose ?
La coxarthrose désigne spécifiquement l’arthrose touchant l’articulation de la hanche, constituée de la tête fémorale et de l’acétabulum (cavité de l’os coxal, aussi appelé os iliaque). Cette localisation articulaire est moins fréquente que l’arthrose du genou (gonarthrose), mais elle figure parmi les formes les plus invalidantes en raison de son retentissement direct sur la marche et l’autonomie.
La coxarthrose débute par une dégénérescence du cartilage, qui perd en épaisseur et en qualité, altérant progressivement sa fonction d’amortisseur. À mesure que le cartilage se détruit, d’autres lésions articulaires apparaissent : libération de fragments cartilagineux dans l’articulation, réactions prolifératives du tissu osseux avec formation d’ostéophytes (excroissances osseuses communément appelées « becs de perroquet »), inflammation de la membrane synoviale et modification des tissus péri-articulaires (ligaments, capsule).

Quelles sont les différentes formes de coxarthrose ?
Les coxarthroses se classent selon plusieurs critères, que le spécialiste de la hanche prend en compte dans un but à la fois diagnostique et pronostique :
- En fonction de la localisation, on distingue une coxarthrose droite, une coxarthrose gauche ou une coxarthrose bilatérale. Au sein d’une même articulation, l’atteinte peut être globale ou localisée, le plus souvent dans la zone supéro-externe.
- En fonction de la sévérité radiologique, on définit différents stades selon la classification de Kellgren et Lawrence, graduée de 0 à 4. Cette classification apprécie progressivement le pincement de l’interligne articulaire, l’apparition d’ostéophytes, la sclérose osseuse sous-chondrale et la déformation articulaire. Elle permet de distinguer une coxarthrose débutante (stade 1-2) d’une coxarthrose avancée (stade 3-4).

Quelle est la différence entre arthrite et arthrose de la hanche ?
L’arthrose est un processus dégénératif, c’est-à-dire une usure mécanique progressive du cartilage. L’arthrite, en revanche, est un processus inflammatoire, souvent d’origine auto-immune (polyarthrite rhumatoïde), infectieuse ou microcristalline (goutte). La distinction est fondamentale car elle conditionne la prise en charge : l’arthrose génère une douleur de type mécanique, majorée à l’effort et calmée par le repos, tandis que l’arthrite provoque une douleur inflammatoire, souvent nocturne, accompagnée de chaleur locale, de gonflement et d’une raideur matinale prolongée dépassant fréquemment 30 minutes.
Causes et facteurs de risque de l’arthrose de la hanche
L’arthrose de la hanche résulte de l’usure dégénérative du cartilage coxo-fémoral, favorisée par des contraintes mécaniques excessives et répétées. Son origine est le plus souvent polyfactorielle, les facteurs de risque s’additionnant et interagissant sur plusieurs années, parfois plus d’une dizaine d’années, avant que les premiers symptômes de coxarthrose débutante n’apparaissent.

Causes de la coxarthrose
La cause principale est mécanique. Le cartilage se dégrade lorsqu’il subit des pressions excessives, répétées ou anormalement réparties sur la surface articulaire. Ce mécanisme est favorisé par les micro-traumatismes liés à l’activité physique intensive, au port de charges lourdes ou à un défaut d’axe du membre inférieur. L’usure peut être physiologique, liée au vieillissement naturel du cartilage, ou prématurée, survenant parfois chez des sujets jeunes lorsque des facteurs favorisants sont présents.

Facteurs de risques de l’arthrose coxo-fémorale
L’arthrose primitive est favorisée dès lors qu’une pression anormale et excessive s’exerce sur l’articulation coxo-fémorale, accélérant l’usure du cartilage :
- Surcharge pondérale, qui augmente les contraintes mécaniques sur la hanche à chaque pas
- Port répété de charges lourdes, pouvant constituer un trouble musculo-squelettique (TMS) en milieu professionnel
- Activité sportive intense avec impacts répétés, en particulier avec de mauvais gestes techniques ou un équipement inadapté
- Prédominance féminine, en particulier après la ménopause, probablement en lien avec des facteurs hormonaux
L’arthrose secondaire résulte de pathologies articulaires préexistantes, qu’elles soient d’origine malformative (dysplasie de hanche), traumatique (fracture du col fémoral, luxation, séquelles chirurgicales) ou inflammatoire (polyarthrite rhumatoïde, spondylarthrite). Ces pathologies altèrent la géométrie ou la biologie de l’articulation et contribuent au développement d’une dégradation cartilagineuse accélérée.
Symptômes de la coxarthrose débutante et avancée
Le principal symptôme de l’arthrose de la hanche est une douleur du pli de l’aine irradiant vers la cuisse ou le genou, associée à une raideur articulaire et à une boiterie progressive. Les premiers signes d’une coxarthrose débutante peuvent toutefois être discrets, au risque de passer inaperçus.

La coxalgie : douleur de l’aine et de la hanche à la marche
La coxalgie, terme médical désignant la douleur de la hanche, constitue le principal signe clinique de la coxarthrose. Dans les formes classiques, la douleur de la hanche part du pli de l’aine pour irradier vers le devant ou l’intérieur de la cuisse, voire jusqu’au genou. Il n’est pas rare qu’un patient consulte initialement pour une douleur isolée du genou alors que l’origine se situe au niveau de la hanche.
Cette douleur est de type mécanique : elle est déclenchée ou aggravée par l’effort (marche prolongée, montée d’escaliers, station debout) et soulagée par le repos. À mesure que la coxarthrose progresse, la douleur de l’aine et de la hanche à la marche devient de plus en plus handicapante, entraînant une boiterie, une limitation du périmètre de marche et une raideur croissante du membre atteint.

Raideur articulaire et dérouillage matinal
La raideur est un symptôme caractéristique de la coxarthrose. Elle se manifeste en particulier au réveil ou après une période d’immobilité prolongée, nécessitant un temps de « dérouillage matinal » durant lequel l’articulation retrouve progressivement sa mobilité. Dans l’arthrose de la hanche, ce dérouillage est généralement bref, inférieur à 30 minutes, ce qui le distingue de la raideur inflammatoire observée dans l’arthrite.
Les gestes du quotidien deviennent progressivement difficiles : enfiler ses chaussures ou ses chaussettes, entrer et sortir d’une voiture, se relever d’un siège bas. Des craquements articulaires (crépitements) peuvent également être perçus lors de la mobilisation de la hanche.

Quelle est la durée d’une poussée inflammatoire d’arthrose de la hanche ?
La douleur de l’arthrose de la hanche est souvent présente à bas bruit, avec des pics de douleur évoluant par crises appelées « poussées inflammatoires ». L’effort, une mauvaise position prolongée ou encore les conditions climatiques (humidité, froid) contribuent au déclenchement de ces poussées. La durée d’une crise d’arthrose de la hanche varie de quelques heures à quelques jours, parfois davantage lorsque l’articulation est fortement sollicitée ou que l’arthrose est à un stade avancé. Durant ces crises, un gonflement de l’articulation et une augmentation de la raideur sont fréquemment observés.
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Diagnostic d’une coxarthrose
Le diagnostic de coxarthrose repose sur l’examen clinique du chirurgien orthopédiste et sur la radiographie du bassin et des hanches. Ces deux étapes suffisent dans la grande majorité des cas à confirmer le diagnostic et à évaluer la sévérité de l’atteinte.

Examen clinique
Après avoir recueilli les éléments de l’interrogatoire (antécédents, circonstances d’apparition de la douleur, retentissement fonctionnel), le chirurgien examine l’articulation d’un point de vue statique et dynamique. La hanche étant une articulation profonde, aucune déformation locale n’est directement visible, contrairement au genou par exemple.
Le chirurgien va mobiliser l’articulation dans toutes les amplitudes et demander au patient certains gestes comme la marche pour apprécier la mobilité articulaire, l’axe du fémur, la localisation de la douleur et les éventuels crépitements. La limitation de la rotation interne et de la flexion de hanche est souvent le premier signe objectif d’une coxarthrose.
Cet examen clinique permet également d’exclure d’autres pathologies pouvant provoquer une douleur de hanche, comme une tendinite du moyen fessier, une cruralgie d’origine lombaire ou une pathologie intra-abdominale.

Examens d’imagerie pour une coxarthrose
Un diagnostic d’arthrose de la hanche passe systématiquement par la réalisation d’une radiographie selon plusieurs incidences. Trois clichés suffisent le plus souvent : une vue du bassin de face debout en charge, et deux vues en faux profil de Lequesne (une pour la hanche droite et une pour la hanche gauche).
Il faut toutefois savoir qu’il n’existe pas de corrélation parfaite entre les douleurs ressenties et les signes radiologiques. Le cartilage articulaire étant radio-transparent, c’est-à-dire invisible sur les clichés standards, le praticien recherche dans un premier temps des signes indirects de diminution de l’espace articulaire (pincement de l’interligne), pouvant traduire une usure cartilagineuse.
Dans un second temps, il recherche les lésions associées : ostéophytes sur l’acétabulum ou la tête fémorale, densification osseuse de type ostéosclérose, déminéralisation sous-cartilagineuse de type géodes de l’os sous-chondral, ou prolifération tissulaire de type ostéophytose. Une mesure de coxométrie permet d’apprécier une modification des axes entre l’acétabulum et l’axe long du fémur, ce qui peut orienter vers une cause anatomique favorisante (dysplasie, protrusion acétabulaire).

Examens complémentaires et diagnostic différentiel
Une radiographie normale ou anormale peut amener à des examens complémentaires. La tomodensitométrie (scanner) ou l’imagerie par résonance magnétique nucléaire (IRM) sont prescrits dans des cas plus rares, pour préciser la nature de l’atteinte cartilagineuse ou pour éliminer un diagnostic différentiel. L’IRM est particulièrement utile pour écarter une ostéonécrose de la hanche, une algodystrophie ou une lésion osseuse secondaire.
Un bilan sanguin peut venir confirmer l’absence de syndrome inflammatoire biologique, permettant de distinguer formellement l’arthrose d’une arthrite.
Traitement médical de l’arthrose de la hanche
Le traitement de l’arthrose de la hanche est d’abord conservateur. Il associe des mesures hygiéno-diététiques, des traitements médicamenteux et la kinésithérapie. Le patient doit comprendre que les lésions cartilagineuses de coxarthrose sont irréversibles : le traitement vise à ralentir leur évolution, à supprimer la douleur et à préserver au maximum la mobilité articulaire.

Mesures hygiéno-diététiques et activité physique adaptée
Les mesures non médicamenteuses constituent le socle de la prise en charge de toute coxarthrose. Elles sont recommandées en première intention par la Haute Autorité de Santé (HAS) et par les sociétés savantes internationales (OARSI, EULAR) :
- Perte de poids en cas de surcharge pondérale, afin de diminuer les contraintes mécaniques exercées sur l’articulation coxo-fémorale à chaque pas
- Maintien d’une activité physique régulière et adaptée, en privilégiant les activités dites « portées » qui n’entraînent pas de chocs articulaires (natation, vélo, aquagym, marche sur terrain plat)
- Éviction des mouvements et positions aggravants : station debout prolongée, port de charges lourdes, sports à fort impact
- Utilisation d’une canne de marche, tenue du côté opposé à la hanche malade (côté sain), pour décharger l’articulation lors des poussées douloureuses ou des trajets prolongés
- Adaptation du poste de travail, en particulier pour les professions impliquant la station debout ou le port de charges

Traitements médicamenteux et infiltrations
es traitements médicamenteux de la coxarthrose reposent principalement sur l’utilisation d’antalgiques (paracétamol en première intention) et d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), prescrits pour calmer la douleur en particulier lors des poussées inflammatoires. Il s’agit d’un traitement symptomatique, à utiliser sur des périodes courtes en raison des effets secondaires potentiels des AINS.
Lorsque le traitement oral ne suffit pas, des infiltrations intra-articulaires peuvent être proposées. La hanche étant une articulation profonde, ces infiltrations sont réalisées sous contrôle radiographique ou échographique pour garantir la précision du geste. Deux types de produits sont utilisés :
- Les corticoïdes, pour soulager rapidement une poussée inflammatoire aiguë. Leur effet est souvent rapide mais temporaire.
- L’acide hyaluronique (viscosupplémentation), qui vise à améliorer la lubrification articulaire et à réduire les frottements entre les surfaces cartilagineuses dégradées.
Certains compléments alimentaires dits « chondroprotecteurs » (glucosamine, chondroïtine) sont parfois proposés, mais leur efficacité clinique reste débattue et ils ne sont plus remboursés en France depuis l’avis défavorable rendu par la HAS sur leur service médical rendu.

Kinésithérapie pour coxarthrose : exercices et rééducation
La kinésithérapie constitue un pilier essentiel du traitement conservateur de l’arthrose de la hanche. Elle combine plusieurs approches complémentaires :
- Physiothérapie antalgique (chaleur, ultrasons, électrostimulation) pour calmer la douleur et la contracture musculaire en période de crise
- Exercices de renforcement musculaire, en particulier des muscles fessiers (moyen fessier, grand fessier) et du quadriceps, qui stabilisent l’articulation et améliorent la répartition des contraintes
- Travail de mobilité articulaire pour entretenir les amplitudes de mouvement de la hanche et lutter contre la raideur
- Exercices d’étirement des muscles péri-articulaires (psoas, adducteurs, ischio-jambiers) pour préserver la souplesse
- Travail proprioceptif et d’équilibre pour améliorer la stabilité et prévenir les chutes
Les exercices pour soulager l’arthrose de la hanche doivent être réalisés régulièrement, y compris en dehors des séances de kinésithérapie, afin de maintenir les bénéfices obtenus. Le kinésithérapeute adapte le programme en fonction du stade de la coxarthrose et de la tolérance du patient.
Traitement chirurgical : quand opérer une arthrose de la hanche ?
En cas d’échec du traitement médical et de la kinésithérapie, la chirurgie est indiquée pour traiter une douleur persistante associée à un handicap fonctionnel majeur. La décision d’opérer ou non une arthrose de la hanche repose sur un faisceau d’arguments cliniques et radiologiques, et non sur les seules images radiographiques.

Indications de la prothèse totale de hanche
L’intervention chirurgicale est envisagée lorsque les conditions suivantes sont réunies :
- Douleur chronique insuffisamment contrôlée par le traitement médical bien conduit
- Retentissement fonctionnel significatif avec réduction du périmètre de marche et limitation des activités quotidiennes
- Altération importante de la qualité de vie
- Coxarthrose radiologiquement évoluée (pincement sévère ou disparition de l’interligne articulaire)
La prothèse totale de hanche (PTH) est aujourd’hui l’intervention de référence pour traiter une coxarthrose évoluée. Elle consiste à remplacer les surfaces articulaires usées (tête fémorale et acétabulum) par des implants prothétiques. Il s’agit de l’une des interventions orthopédiques les mieux maîtrisées et les plus reproductibles, avec un taux élevé de satisfaction des patients en termes de soulagement de la douleur et de récupération de la marche. Pour comprendre comment se déroule l’opération de la coxarthrose, chaque étape du parcours chirurgical est détaillée par le Dr Stévignon.

Récupération et résultats après prothèse de hanche
La récupération après prothèse de hanche a considérablement évolué grâce aux techniques chirurgicales modernes et aux protocoles de réhabilitation améliorée après chirurgie (RAAC), qui permettent dans certains cas une opération de la hanche en ambulatoire. La marche est reprise dès le lendemain de l’intervention, avec un appui complet autorisé dans la majorité des cas. La kinésithérapie débute immédiatement et se poursuit plusieurs semaines après l’opération.
Le temps de récupération après une prothèse de hanche varie selon les patients. La reprise des activités quotidiennes simples (toilette, habillage, déplacements dans le domicile) est généralement possible dans les premières semaines. La conduite automobile est habituellement autorisée entre la quatrième et la sixième semaine. Le retour à une activité physique adaptée est envisagé entre le deuxième et le troisième mois postopératoire, en fonction de la progression de la rééducation. Pour plus de détails sur le temps nécessaire pour marcher normalement après une prothèse de hanche, chaque étape de la reprise est précisée par le chirurgien.
Une PTH offre une longévité importante, mais peut nécessiter, après plusieurs années d’usage, une reprise de prothèse de hanche pour remplacer les implants usés ou descellés.
Sport conseillé en cas d’arthrose de la hanche
Le maintien d’une activité physique régulière est bénéfique pour les patients souffrant de coxarthrose. Contrairement à une idée reçue, le repos strict est déconseillé en dehors des poussées inflammatoires aiguës : l’inactivité favorise la fonte musculaire, aggrave la raideur articulaire et accélère la perte fonctionnelle.

Activités physiques recommandées
Les sports dits « portés » ou à faible impact articulaire sont les plus adaptés à l’arthrose de la hanche :
- Natation et aquagym : la poussée d’Archimède décharge l’articulation tout en permettant un travail musculaire complet
- Vélo (en extérieur ou d’appartement) : le mouvement de pédalage mobilise la hanche en douceur sans impact
- Marche sur terrain plat et régulier, à un rythme modéré, de préférence avec des chaussures adaptées
- Gymnastique douce, yoga ou tai-chi : ces disciplines améliorent la souplesse, l’équilibre et le renforcement musculaire
Après une prothèse totale de hanche, certaines activités peuvent être progressivement reprises, y compris des exercices de renforcement. Le moment opportun pour reprendre la musculation après prothèse de hanche doit toutefois être discuté avec le chirurgien et le kinésithérapeute.

Sports à éviter
Les activités impliquant des impacts répétés, des changements brusques de direction ou des charges importantes sur la hanche sont déconseillées :
- Course à pied sur terrain dur
- Sports de contact (football, rugby, arts martiaux)
- Tennis et sports de raquette sur surface dure
- Sports impliquant des sauts répétés (basketball, volleyball)
Il est toujours recommandé de discuter avec son chirurgien ou son kinésithérapeute du choix de l’activité physique la plus adaptée, en tenant compte du stade de la coxarthrose et du niveau de douleur.
Questions fréquentes sur l’arthrose de la hanche

Peut-on guérir d’une arthrose de la hanche ?
Non, la dégradation du cartilage articulaire est un processus irréversible : le cartilage détruit ne se régénère pas. En revanche, les traitements conservateurs (mesures hygiéno-diététiques, kinésithérapie, infiltrations) permettent de ralentir l’évolution de la coxarthrose, de soulager efficacement la douleur et de préserver la mobilité pendant de nombreuses années. Lorsque l’arthrose atteint un stade avancé, la prothèse totale de hanche remplace l’articulation usée et permet de retrouver une vie active sans douleur.

L’arthrose de la hanche est-elle héréditaire ?
Il existe une composante génétique dans la coxarthrose, en particulier dans les formes primitives. Certaines familles présentent une prédisposition à développer une arthrose de la hanche plus précocement ou plus sévèrement. Toutefois, l’hérédité n’est qu’un facteur parmi d’autres : le surpoids, l’activité physique inadaptée, les traumatismes ou les malformations articulaires jouent un rôle tout aussi déterminant.

Que faire en cas de poussée inflammatoire d’arthrose de la hanche ?
En cas de poussée inflammatoire, il convient de mettre l’articulation au repos relatif en évitant les efforts et les marches prolongées, de prendre un traitement antalgique et anti-inflammatoire selon la prescription de son médecin, et d’appliquer éventuellement du froid sur la zone douloureuse. Si la poussée persiste au-delà de quelques jours malgré ces mesures, une consultation médicale est nécessaire afin d’évaluer l’intérêt d’une infiltration ou d’adapter le traitement.

À quel âge apparaît la coxarthrose ?
La coxarthrose survient le plus souvent après 50-60 ans, en lien avec le vieillissement naturel du cartilage. Elle peut cependant apparaître plus tôt, parfois dès 30-40 ans, lorsqu’une cause secondaire est présente : malformation congénitale (dysplasie de hanche), séquelles de traumatisme, activité sportive ou professionnelle intensive. Ces coxarthroses secondaires du sujet jeune nécessitent une prise en charge spécifique.

Faut-il marcher avec une arthrose de la hanche ?
Oui, la marche est recommandée en cas de coxarthrose, à condition d’adapter la distance et le rythme à la tolérance de l’articulation. Une marche quotidienne modérée, sur terrain plat et avec des chaussures adaptées, entretient la musculature, la mobilité articulaire et contribue au maintien d’un poids de forme. En période de poussée douloureuse, il est préférable de réduire la durée des trajets et de s’aider d’une canne tenue du côté sain pour décharger la hanche atteinte. Un avis spécialisé permet de définir un programme d’activité physique adapté au stade de votre coxarthrose.
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